Introduire la lumière dans l’obscurité : Le principe de l’intention positive

Parmi les présupposés de la PNL les plus important, celui « de l’intention positive » est souvent mal compris (et donc controversé). Ce principe stipule qu’à un certain niveau tout comportement détient ou a détenu une intention positive. En d’autres termes, tout comportement sert ou a déjà servi un but positif.

fotolia_385600-copieLa barrière linguistique qui isole un grand nombre de francophones des publications en anglais nous a motivé à rédiger cet article car la vision proposée par R. Dilts de l’intention positive mérite d’être mieux connue.

Il va sans dire que le présent article ne se veut pas une traduction exacte, mot à mot du texte original mais veut proposer au lecteur quelques-uns uns des points essentiels développés par son auteur.

R. Dilts nous rappelle qu’en PNL nous considérons qu’à un certain niveau, tout comportement est (ou fut) animé d’une « intention positive ».

L’intention positive derrière un comportement « agressif », par exemple, est souvent la « protection ». Derrière la « crainte » on trouvera souvent la ‘sécurité’. Et la colère sera peut être animée par le besoin de ‘maintenir des frontières claires.

Les symptômes physiques peuvent également viser à satisfaire un objectif positif. La PNL envisage tout symptôme, y compris les symptômes physiques, comme une information à propos d’un dysfonctionnement. Les symptômes physiques sont souvent le signal d’un déséquilibre.

Un comportement ou un symptôme particulier peut parfois servir plusieurs intentions positives. Un fumeur peut ainsi fumer le matin pour se réveiller, la journée pour réduire son stress, se concentrer et paradoxalement pour se souvenir de respirer. Le soir il fumera pour se détendre. Le tabagisme sert souvent à dissimuler ou ‘opacifier’ des émotions négatives. Mais R. Dilts souligne qu’il a constaté que parfois, fumer est l’unique chose que le fumeur fasse vraiment pour lui, pour égayer sa vie.

Robert Dilts insiste sur un principe fondamental en PNL lié à celui d’intention positive qui consiste à faire une distinction nette entre l’individu et son comportement – c’est à dire de séparer l’intention positive, la fonction, la croyance, etc., qui produit un comportement du comportement lui-même. En d’autres termes, il est plus respectueux, écologique et productif de répondre ‘ à la structure profonde ‘ qu’à l’expression d’un comportement problématique. Ainsi si l’on veut changer un comportement ou proposer des solutions de rechange acceptables il faudra que les nouveaux choix satisfassent d’une manière quelconque la fonction positive du comportement précédent. Quand les intentions et les buts positifs d’un problème ou d’un symptôme n’ont pas été satisfaits, alors, ironiquement, même les comportements « désirés » ou « normaux » peuvent produire des résultats qui deviendront problématiques ou pathologiques. Une personne qui cesse d’être agressive, par exemple, mais n’a aucune autre voie de se protéger, ne fait que troquer un ensemble de problèmes pour un autre. Arrêter de fumer sans trouver de solutions de rechange pour tous les objectifs importants qui étaient satisfaits par le tabagisme ne peut que mener la personne dans un cauchemar de nouveaux problèmes.

Si l’on applique un autre principe de base de PNL, celui de « s’accorder et guider », un changement efficace nécessite d’abord de s’accorder sur l’intention positive sous-jacente avant de guider l’individu c’est à dire l’aider à élargir sa carte du monde pour trouver des choix plus appropriés. Ces choix doivent permettre d’offrir à la personne de nouveaux moyens de satisfaire l’intention ou le but positif. C’est ce que les techniques de « recadrage » de la PNL permettent de réaliser.

  • Pourquoi les gens s’opposent au principe de l’intention positive ?

Le principe de l’intention positive – et l’approche de changement décrite ci-dessus – semble naturelle et efficace. Cependant R. Dilts regrette que la notion « d’intention positive » soit si souvent critiquée voire ridiculisée même par des membres de la communauté PNL. Les objections consisteront tantôt à reprocher à ce principe de n’être qu’une perception plus théorique et philosophique que pratique, tantôt de la qualifier d’être une croyance dangereuse. Un des buts de cet article est de reconnaître et de s’intéresser à ces objections.

  • La notion de « l’intention positive » est plus philosophique que scientifique, peut-elle être prouvée ?

Le principe de l’intention positive n’est pas issu d’un idéalisme religieux ou romantique, mais bien de la discipline scientifique de la théorie de systèmes. Le principe fondamental de l’intention positive repose sur le fait que les systèmes (et en particulier les systèmes auto-organisés ou cybernétiques) sont orientés sur l’adaptation. Il s’agit d’une tendance naturelle à optimaliser certains éléments du système pour le maintenir en état d’équilibre. On peut donc dire que le but ultime de toute action, réponse ou comportement est – ou fut – l’adaptation dans le contexte ou ces comportements sont nés.

Il est vrai que l’on ne peut objectivement prouver qu’il y a une intention positive derrière un comportement particulier ; c’est la raison pour laquelle on parle d’un présupposé. De la même façon on ne peut prouver que « la carte n’est pas le territoire » et qu’il n’y a pas de bonne carte du monde. Ce sont des éléments qui font partie de l’épistémologie de la PNL. Ce sont les croyances de base sur lesquelles repose l’ensemble du modèle de la PNL.

Les principes et les présuppositions de PNL sont comparables aux concepts fondamentaux de la géométrie euclidienne. Par exemple, Euclide a établi sa géométrie sur le concept du ‘ point ‘. Un point est défini comme ‘entité qui a une position mais aucune autre propriété : il n’a aucune taille, aucune masse, aucune couleur, aucune forme. Il est naturellement impossible de démontrer qu’un point n’a vraiment ni taille, ni masse, ni couleur, etc… Cependant, si vous acceptez cette présupposition ainsi que quelques autres, vous pouvez établir un système géométrique entier. Il est important de se rendre compte qu’il n’est pas indispensable d’accepter comme vraie la prétention d’Euclide à propos du point pour créer une géométrie. [ par exemple, le mathématicien Seymour Pappert (1980) de MIT a établi sa ‘ géométrie de tortue ‘ pour les enfants en substituant la notion d’une ‘tortue’ à celle du ‘point’ ; la ‘tortue’ étant une entité qui a une position et une direction. ]

Ainsi donc accepter le principe de « l’intention positive » est finalement un acte de foi. Et pour de multiples raisons cette notion de l’intention positive est probablement le noyau ‘ spirituel ‘ de la PNL. Si nous acceptons qu’il y ait des intentions positives derrière chaque comportement, alors nous les trouverons ou créerons par opposition au fait d’en attendre la preuve de son existence.

  • Si les gens sont supposés avoir des intentions positives alors pourquoi font-ils tant de mauvaises choses ?

La sagesse populaire dit que « l’enfer est pavé de bonnes intentions. » Une bonne intention n’est pas une garantie d’un bon comportement. Les gens qui ont de bonnes intentions font de mauvaises choses parce qu’ils ont des cartes du monde limitées. Les problèmes surgissent lorsque la carte du monde d’une personne bien intentionnée présente trop peu de choix pour satisfaire son intention. C’est pourquoi il est important de considérer le principe de l’intention positive par rapport aux autres enseignements de PNL. Isolée des autres présuppositions de PNL et de la technologie de la PNL, le principe de l’intention positive relèverait en effet d’un idéalisme naïf. Sans maîtrise des techniques de changement de PNL, des outils de pensée, des compétences en matière de communication, etc., le fait qu’une personne aie ou non une intention positive serait inintéressante puisque nous serions impuissants pour re-diriger son attention vers un nouveau comportement. Comme Einstein l’a déclaré,  » On ne peut pas résoudre un problème avec le même type de pensée que celui qui l’a créé.  » Le principe de l’intention positive doit être couplé à une créativité puissante et efficace ainsi qu’à des compétences en matière de résolution de problèmes.

Il est également important de garder à l’esprit qu’une personne ne peut avoir d’intention positive qu’à l’égard de la « partie du monde » dont il a conscience ou à laquelle il s’identifie. Ainsi, un individu qui sciemment et ‘à dessein’ cause un dommage à autrui, aura souvent une intention positive pour lui-même ce qui n’inclut pas l’autre. Le concept « d’intention négative » provient probablement de ce genre d’expérience.

L’intention positive qui sous-tend la croyance en une intention négative – et par-là le rejet de la notion « d’intention positive » – est assurément la « protection ». La notion d’intention positive est souvent rejetée par peur d’être ou de sembler ‘naïf’. Cela va souvent de pair avec un sentiment d’impuissance à provoquer ou faciliter tout changement. Sans maîtrise des qualifications appropriées de la PNL, on peut rapidement être amené à dire que « si l’individu était vraiment bien intentionné il aurait changé ».

Il est important, cependant, de ne pas confondre le fait d’être animé de bonnes intentions avec que le fait de prendre en compte les « meilleurs intérêts » des autres ou du reste du système. Le fait qu’une personne soit bien intentionnée n’implique pas automatiquement qu’elle soit douée de sagesse ou capable de se montrer altruiste – ces qualités sont le produit de leur intelligence, de leur compétence et de leur carte du monde. Adolph Hitler avait une intention très positive – pour la partie du système avec laquelle il s’identifiait. Un agresseur qui vole et peut-être assassinera quelqu’un pour son argent a une intention positive pour lui mais aucune identification avec la victime

  • Un comportement animé d’une intention positive n’est pas un bon comportement ?

Le fait qu’un comportement ou un symptôme puisse receler une intention positive ne le rend pas pour autant acceptable ou OK. Le principe de l’intention positive au contraire énonce ce qui est nécessaire pour pouvoir changer de manière permanente un comportement ou résoudre un symptôme ou une résistance. Le principe de l’intention positive vise plus le changement, la guérison et l’écologie que la moralité ou la justice. Il s’adresse plus au futur qu’au passé. Le principe de l’intention positive affirme simplement que la guérison ou le changement implique d’ajouter de nouveaux choix au modèle du monde appauvri de l’individu. Ces nouveaux choix devraient pouvoir satisfaire la fonction positive que l’individu (consciemment ou inconsciemment) cherche à satisfaire sans présenter les conséquences négatives ou pathologiques du comportement problématique ou du symptôme.

  • Et si je ne peux trouver aucune intention positive à certains comportement ?

Les intentions positives ne sont pas toujours conscientes ni évidentes. Si nous ne sommes pas habitués à penser en termes d’intentions positives, il est parfois difficile de les trouver rapidement et nous trouvons alors plus facile de nous rabattre sur d’autres explications. Mais si nous sommes rodés à les détecter et si nous cherchons suffisamment profondément, nous les trouverons.

Parfois l’intention ou ‘la structure profonde’ est très éloignée du comportement de niveau extérieur. Dans ces cas, la relation entre l’intention et le comportement peut sembler paradoxale. Des personnes suicidaires peuvent avoir comme intention positive d’atteindre la paix. Les parents punissent parfois physiquement ou maltraitent leurs enfants  » pour leur prouver qu’ils les aiment. Le mystère du rapport apparemment paradoxal entre l’intention positive et le comportement résultant se situe dans les événements passés et le modèle du monde dans lequel la relation s’est créée.

Une autre conclusion que l’on est amené à tirer en combinant le principe de l’intention positive avec d’autres présuppositions de PNL est que n’importe quel comportement qu’il soit ‘nuisible’, ‘fou’ ou’ bizarre est ou était le meilleur choix possible pour la personne étant donné son modèle du monde à cet instant. C’est-à-dire, que tout comportement est ou a été perçu comme nécessaire ou approprié (du point de vue de son auteur) étant donné le contexte dans lequel il s’est produit. Ce qui se produit souvent par contre c’est que le comportement ne satisfait plus l’intention positive qui est à son origine. Par exemple, l’intention positive qui sous-tend la vengeance est souvent au départ de ‘régler la situation’, en vue d’essayer de l’aplanir. Au lieu de cela elle crée une inimitié éternelle ou une escalade. Pour résoudre le différent il est nécessaire de briser le cycle en trouvant une voie de penser qui soit différente de celle qui a créé le problème.

Il est important de garder à l’esprit que même si la réponse problématique est périmée/vient trop tard, l’intention positive qui la sous-tend ou le but qu’elle est sensée atteindre peut être encore d’actualité. Il doit donc être reconnu et pris en compte.

  • Et si je ne trouve pas d’intention positive dans le passé ?

Dans certaines situations, la fonction positive ou le symptôme ne motive pas le comportement mais se développe plus tard comme « bénéfice secondaire ». Par exemple, une personne n’a pas l’intention de devenir physiquement malade, mais par son état de malade il a été l’objet d’attention et a été soulagé de ses responsabilités. Cette attention et ce soulagement sont perçus comme des bénéfices secondaires de la maladie, et nous indiquent les déséquilibres dans la vie ‘normale’ de la personne qui doivent être pris en compte au risque de voir la personne rechuter.

Mais quand je fais prendre conscience à la personne des alternatives possibles, elle ne les accepte pas.

Il est important de faire la distinction subtile mais significative entre les ‘alternatives’ et les ‘choix’. Les alternatives sont des solutions de rechange externes à la personne. Les ‘choix’ sont des solutions de rechange qui sont intégrées à la carte de la personne. On peut disposer d’un grand nombre d’options ou d’alternatives sans avoir réellement de choix. Le choix implique d’avoir la capacité et les indices contextuels pour pouvoir choisir intérieurement l’option la plus appropriée.

En PNL, on considère également qu’il est important que la personne possède plus d’un choix en plus du symptôme ou de la réponse problématique. Il existe en PNL un dicton qui dit : « Une seule option c’est ne pas avoir de choix. Deux options c’est un dilemme. Ce n’est qu’à partir de trois possibilités que la personne pourra vraiment choisir légitimement.  »

  • Que penser de ces situations où la personne admet qu’elle a le choix mais continue à faire la même chose ?

Ce qui peut parfois être troublant lorsqu’il est question du principe de l’intention positive est que la personne « devrait mieux savoir ». Elle devrait avoir l’intelligence ou la maturité d’utiliser d’autres solutions de rechange pour réaliser les intentions désirées. Il n’est pas rare d’entendre une personne déclarer à plusieurs reprises qu’elle réalise que son comportement n’est pas bon elle ou que cela ne lui permet pas de faire ce qu’elle désire mais pourtant persiste à continuer d’agir de la même manière.

L’influence des événements passés s’étend souvent au-delà de la mémoire spécifique d’une situation particulière. Dans certaines conditions, les événements peuvent produire des états modifiés de conscience qui mènent à « un dédoublement de la conscience,  » de sorte que le processus de pensée de la personne se dissocie du reste. Cette partie dissociée de la conscience que Freud a appelée « la conscience secondaire », peut produire des idées très intenses mais qui sont découplées du reste de la conscience.

Dans l’optique de la PNL, les gens dérivent ou se déplacent en permanence entre de différents états de conscience. Notre système nerveux est capable de générer de nombreux états différents. En fait, dans la perspective de la PNL, il est utile et souhaitable d’avoir des « parties ». Dans des circonstances qui exigent des niveaux de performance élevés par exemple, une personne pourra se mettre physiquement et mentalement dans des états différents de son « état normal » de conscience. Certaines tâches exigent que les individus utilisent leur corps et leur système nerveux de manière spéciale. Certaines performances sportives, certaines expériences professionnelles (par exemple en chirurgie) exigent des niveaux élevés de concentration qui sont souvent accompagnés d’états spéciaux. Les idées, les perceptions et les pensées qui se produisent dans ces états peuvent « être associées entre elles » plus facilement que dans le cas d’expériences qui se produisent dans d’autres états ou circonstances. Ce genre de processus nous permet de ne pas être débordé par l’ampleur de nos expériences.

Une « partie » particulière sera plus ou moins influençable selon le niveau où elle a été formée. Certaines parties sont plus du niveau des capacités ; comme la partie « créatrice », une partie « logique » ou une partie « intuitive ». D’autres parties se situent plutôt au niveau des croyances et des valeurs; comme celle qui « privilégie la santé au succès » ou celle qui croit que « la famille est plus importante que la carrière ». D’autres peuvent se situer au niveau de l’identité ; comme la partie « adulte » par rapport à la partie « enfant ».

Les différentes « parties » peuvent avoir différents intentions, capacités et buts qui peuvent être reliés ou non à d’autres parties d’une personne et à son état normal de conscience. Ainsi, une partie peut comprendre quelque chose, une autre partie pas. Une partie d’une personne peut croire que quelque chose est important tandis qu’une autre partie peut croire que c’est inutile. En conséquence, un individu peut avoir différentes parties avec différentes intentions. Ces intentions peuvent entrer en conflit ou mener à des comportements qui peuvent paraître bizarres et irrationnels à d’autres parties même à la partie consciente de la personne.

En d’autres termes, le fait que « la conscience normale » d’une personne identifie d’autres choix ne signifie pas que « la conscience secondaire » qui est à l’origine du comportement comprenne ou accepte ces choix. Un symptôme n’est complètement « recadré » que lorsque la partie de la personne qui produit la réponse problématique est identifiée, son intention positive comprise et reconnue et quand d’autres choix pertinents permettant de satisfaire l’intention positive ont été internalisés par cette partie (les détails de guider de telles communications ont été détaillés dans un certain nombre de livres de PNL et notamment « Roots of NLP », « Les secrets de la communication », « Solutions », « NLP volume I » et « Reframing »)

  • Voulez-vous dire que le « mal » n’existe pas ?

La notion du ‘mal’ est très ancienne. C’est peut-être étonnant pour certains mais il n’a pas toujours existé en tant que partie essentielle de la conscience humaine. Dans son livre « The Origin of Consciousness in the Breakdown of the Bicameral Mind (1976) », Julian Jaynes précise que les références au concept du « mal » n’apparaissent pas dans les textes anciens ou les objets antiques (grecs, égyptiens ou hébreux) avant 1200 avant Jésus-Christ. Selon Jaynes, pour permettre la naissance de la notion de « mal » le comportement des personnes devait être suffisamment dissocié de la volonté des différents dieux qui les contrôlaient pour leur permettre d’avoir leur propre volonté, leur libre-arbitre. Ce n’est qu’avec l’augmentation des contacts et des interactions entre les peuples de différentes cultures qui a produit la croyance que les différences de comportement entre les peuples proviennent de leurs mode de pensée que des notions telles que la « duperie », la « supercherie » ou le mal ont pu émerger. Sans conscience ni volonté individuelles il ne peut y avoir aucun intention, qu’elle soit positive ou négative. Il semblerait que le concept du mal provienne historiquement de notre lutte pour comprendre notre propre programmation interne.

Déjà dans les temps les plus reculés, le ‘mal’ a été associé aux ‘ténèbres’ et le ‘bien’ à la ‘lumière’. Les comportements destructifs et nocifs viennent de note côté sombre, de notre sombre alors que les comportements affectueux et curatifs viennent de la ‘lumière’. Cette métaphore colle très bien avec le présupposé PNL de l’intention positive. Les intentions positives sont comme la lumière. Leur but est d’apporter l’illumination et la chaleur au monde. Les symptômes et les comportements problématiques émergent hors de l’obscurité – les endroits que la lumière ne peut pas atteindre.

Il est très important de réaliser, cependant, que « l’obscurité » ne constitue pas une ‘force’ en soi, elle n’est qu’absence de lumière. La lumière peut briller dans l’obscurité, mais l’obscurité ne peut pas ‘briller’ dans la lumière. Ainsi, le rapport entre la lumière et l’ombre n’est pas une lutte entre deux forces en opposition. Les questions à se poser sont : « Qu’est ce qui obstrue la lumière?  » et « Comment pouvons-nous obtenir une certaine lumière où c’est nécessaire ? ».

Dans la perspective de la PNL, « l’obscurité » est le résultat d’une carte du monde trop étroite ou d’un obstacle dans ce modèle du monde qui crée une ombre et empêche la ‘lumière’ de l’intention positive de rayonner. Le changement consiste non pas à attaquer l’ombre mais bien à « élargir l’ouverture » de la carte du monde de la personne ou à mettre en évidence et transformer les obstacles qui créent la zone d’ombre. En PNL, les obstacles à la lumière seront soit des croyances limitantes soit des virus de pensées dans nos cartes mentales du monde. Typiquement, ces obstacles se présentent comme des croyances ou des affirmations qui viennent contredire une ou plusieurs présuppositions de base de la PNL.

Par exemple, considérez simplement à quel point il est facile de générer conflit et violence en adoptant la croyance suivante :  » il n’y a qu’une seule vraie carte du monde. Ils (les autres, l’ennemi de circonstance) ont une fausse carte du monde – J’ai la carte du monde correcte. Ils ont de mauvaises intentions, ils veulent nous agresser. Ils sont incapables de changer – nous avons tout essayé. Ils ne font pas partie de notre système – ils sont fondamentalement différents de nous. »

Ces croyances prises ensemble, ont sans doute été au cœur de chaque atrocité commise dans l’histoire de l’humanité. La ‘lumière’ fondamentale et la capacité curative de la PNL vient de son engagement pour favoriser un ensemble de présuppositions différentes :

« Nous formons un système qui fait partie d’un système beaucoup plus vaste. Ce système est fondamentalement adapté vers le bien-être et l’adaptation. En conséquence, nous sommes foncièrement motivés par des intentions positives. Nos cartes du monde, cependant, sont limitées et ne nous fournissent pas toujours tous les choix possibles. Nous sommes, néanmoins, capable de changer, et si nous percevons une option véritablement viable, nous l’adopterons automatiquement. Le but est donc d’élargir notre modèle du monde pour inclure d’autres choix et capacités pour la protection et la sagesse et pour aider d’autres à progresse dans cette voie.

Cet article a été librement traduit à partir d’un article publié par Robert Dilts sur son site Internet http://www.nlpu.com . Découvrez également les autres articles de Robert ainsi que les « pattern of the month » (technique du mois)

La page originale est soumise au Copyright © 1996 by Robert Dilts., Santa Cruz, CA.
Traduction libre et adaptation : Christian Vanhenten
Publié avec l’autorisation de l’auteur: Robert Dilts


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