La pyramide des besoins de l’être humain « Maslow A »

À la base des théories humanistes, l’humain est vu comme un être fondamentalement bon se dirigeant vers son plein épanouissement (l’actualisation). Cette approche suppose l’existence du Moi et insiste sur l’importance de la conscience et de « la conscience de soi ». Le but recherché par le psychologue humaniste est donc de permettre à tout individu de se mettre en contact avec ses émotions et ses perceptions afin de se réaliser pleinement, c’est-à-dire, atteindre l’actualisation de soi. Parmi les principaux représentant de cette école de pensée, rappelons Carl Rogers (1902-1987) et Abraham Maslow (1916-1972).

Pour Maslow (1970), le comportement est aussi notre désir conscient de croissance personnelle.

Les humanistes soulignent même que certains individus peuvent tolérer la douleur, la faim et beaucoup d’événements qui sont sources de tension pour atteindre ce qu’ils considèrent comme un accomplissement personnel. Selon Maslow, les besoins humains sont organisés selon une hiérarchie où, à la base, on retrouve les besoins physiologiques élémentaires et à son sommet, on retrouve les besoins psychologiques et affectifs d’ordre supérieur. Ce sont ces besoins qui créent la motivation humaine.

  • Les valeurs physiologiques.

La pyramide des besoinsA la base de la pyramide on retrouve les besoins de maintien de la vie (respiration, alimentation, élimination, maintien de la température, repos et sommeil, activité musculaire et neurologique, contact corporel, vie sexuelle). Ces besoins sont fondamentaux.

En effet, un manque, une privation aura obligatoirement un impact sur les autres besoins, car la construction des étages supérieurs est alors impossible (ex : enfants du Sahel ; mais aussi une grande partie de l’humanité)

La vie commence donc par les valeurs de la vie, les valeurs vitales, indispensables pour vivre. Après réflexion et étude, elles sont finalement peu nombreuses et réduites. Mais on commence toujours par elles et on est en droit de les exiger. Pour vivre on a besoin de respirer, manger, boire et dormir. C’est tout !

Le besoin de respirer est le premier qui se manifeste chez le nouveau-né, il emplit pour la première fois ses poumons qu’il gonfle et déplie. Il prend son premier souffle qu’il rendra avec son dernier souffle, car le souffle c’est la vie. Par la suite cela se complique avec la demande de bon air pour respirer, pas d’air pollué et vicié, pas de dioxine, d’amiante, de fumée de tabac, etc.

Puis le nouveau-né cherche le sein de sa mère pour s’allaiter et il utilise le seul instinct de l’homme, celui de téter. Par la suite le besoin de manger exige bien plus de complications, qui ne peuvent être résolues que par l’entraide. La chasse est ainsi plus fructueuse si l’on se met à plusieurs pour rabattre et encercler le gibier. Puis comme cela ne suffit plus, il faut passer au jardinage, à l’élevage et inventer l’agriculture. Pour lutter contre les famines des mauvaises années, il faut constituer des réserves de plus en plus importantes. Les silos et les greniers doivent être défendus et c’est l’origine des premières villes : Mohenjo-Daro, Sumer, Jéricho …

Boire est peut-être plus vital que manger, car on tient moins longtemps sans boire que sans manger. La lutte pour les points d’eau a toujours été vive et encore maintenant elle commande bien des politiques nationales. Il n’y a d’ailleurs presque plus d’eau naturelle, l’eau purifiée ou dessalée devient un produit industriel.

Dormir est une nécessité vitale qui met le dormeur à la merci des attaques et enclenche donc le besoin suivant qui est celui de sécurité. Le sommeil exige un endroit calme et un toit. Mais les expériences scientifiques ont montré que rêver était encore plus vital que dormir. L’homme ne peut pas rester sans rêver, même s’il ne se souvient pas au réveil de ses quatre ou cinq rêves du sommeil.

Par contre le besoin sexuel, bien qu’impérieux, n’apparaît pas comme vital, ainsi qu’en portent témoignage bien des vierges et des ascètes. La première justification de la vie est de survivre, de se perpétuer. La première valeur de la vie est donc de rester en vie, d’échapper à la mort qui nous guette à chaque instant (accident, maladie…). Et l’un des premiers buts dans la vie ordinaire, et plus spécialement dans celle des narcissiques, est de grandir et d’assurer sa subsistance jusqu’à ce que la maturité permette de se reproduire.

Dans la hiérarchie des besoins de Maslow, les besoins physiologiques sont prioritaires. Généralement, une personne cherche à satisfaire ses besoins physiologiques avant tous les autres (Maslow, 1970).

Par exemple, une personne qui manque de nourriture, de sécurité et d’amour cherche habituellement à satisfaire son besoin de nourriture avant de satisfaire son besoin d’amour.a man with glowing eyes

Les besoins physiologiques sont les besoins dont la satisfaction est importante ou nécessaire pour la survie. Les êtres humains ont huit besoins physiologiques fondamentaux : les besoins d’oxygène, de liquides, de nourriture, de maintien de la température corporelle, d’élimination, de logement, de repos et de rapports sexuels.

Un nourrisson doit avoir de l’aide pour satisfaire ses besoins de nourriture, de logement, de liquides, de maintien de la température corporelle et d’élimination.

À mesure qu’une personne croît et se développe, elle est de plus en plus en mesure de satisfaire ses besoins physiologiques.

Un enfant de deux ans qui veut de l’eau sait habituellement où se trouve l’eau et comment en avoir. Bien que ses efforts puissent être mal dirigés, s’il est très motivé et n’a personne pour l’aider, il réussira à obtenir son verre d’eau. Habituellement un adulte en santé est en mesure de satisfaire ses besoins physiologiques sans aide.

Les très jeunes enfants, les personnes âgées, les pauvres, les malades et les handicapés dépendent souvent des autres pour satisfaire leurs besoins physiologiques fondamentaux. L’infirmière a souvent pour fonction d’aider le client à satisfaire ses besoins physiologiques.

Aujourd’hui, les besoins physiologiques recouvrent des besoins liés au points suivants :

Le logement – lieu, surface, agencement, environnement, sécurité du logement …

La nourriture – le mode de restauration, la sécurité et la sûreté des aliments, les risques de pénurie …

Les vêtements

Les vacances

Le mode de vie dans son ensemble – équilibre général du mode de vie

  • Les valeurs de sécurité et de protection

L’étage au-dessus représente les besoins psychologiques :fotolia_572728 de sécurité (protection physique et psychologique, emploi, stabilité familiale et professionnelle), de propriété (avoir des choses et des lieux à soi) et de maîtrise (pouvoir sur l’extérieur).

Un « chômeur », n’ayant pas de sécurité ne pourra pas construire l’étage supérieur. De plus, si ce demandeur d’emploi ne touche pas d’indemnisation il aura des problèmes pour assurer ses besoins de maintien de la vie et la pyramide humaine s’écroulera.

Tout être humain a droit à l’intégrité de son corps (pas de meurtre, de torture, de coups, de viols …). C’est l’Habeas corpus, contre l’emprisonnement arbitraire, accordant la protection de la loi même en prison.

La protection de l’abri pour dormir engendre le domicile et le droit de propriété, donc une protection accrue contre les effractions, les cambriolages, les vols … mais aussi contre les incendies, cyclones et autres catastrophes naturelles. Les forces de sécurité collectives n’ont cessé de se développer et de se complexifier depuis les Chevaliers du Guet et les patrouilles des gens d’armes, jusqu’aux brigades du feu et aux Armées. Et malgré tout cela le souci sécuritaire ne cesse d’augmenter.

Le travail aussi doit se faire en toute sécurité, ce qui implique l’organisation d’équipes de sécurité, du droit du travail, d’inspecteurs du travail et de la médecine du travail. En fait la partie montante de l’escalier correspond à toute l’organisation de la civilisation et plus particulièrement à tout le travail des syndicats de travailleurs des XIXième et XXième siècles. Les ouvriers ont réclamé une protection envers les accidents par des Caisses de solidarité, des Mutuelles, des Assurances, puis contre la maladie par la Sécurité sociale et contre la vieillesse par des Caisses de retraites.

Les besoins de protection et de sécurité physique et psychologique viennent immédiatement après les besoins physiologiques dans l’ordre de priorité des besoins.

Sécurité physique

Lorsqu’un nourrisson vient au monde, sa sécurité physique dépend entièrement des gens qui l’entourent. Puis, à mesure qu’il grandit et se développe, il parvient progressivement à une plus grande autonomie pour la satisfaction de ses besoins. Généralement un adulte peut combler lui-même ses besoins de sécurité physique. Toutefois, une personne âgée, malade ou handicapée peut ne pas être en mesure de satisfaire sans aide ses besoins de sécurité physique.

Le maintien de la sécurité physique implique la réduction ou l’élimination des dangers qui menacent le corps ou la vie de la personne. Le danger peut être une maladie, un accident un risque ou l’exposition à un environnement dangereux.

Un client malade peut ne pas être en mesure de se protéger d’un danger comme l’infection. Sa protection face à un tel danger dépend alors des professionnels de la santé.

Parfois, la satisfaction des besoins de sécurité physique est plus importante que la satisfaction des besoins physiologiques.

Par exemple, une infirmière qui s’occupe d’un client désorienté devra peut-être veiller à le protéger pour qu’il ne tombe pas de son lit avant de lui dispenser des soins visant à satisfaire ses besoins nutritionnels.

Sécurité psychologique

Pour se sentir en sécurité psychologiquement une personne doit savoir ce qu’elle peut attendre des autres, y compris des membres de sa famille et des professionnels de la santé, ainsi que des interventions, des expériences nouvelles et des conditions de son environnement

Toute personne sent sa sécurité psychologique menacée lorsqu’elle fait face à des expériences nouvelles et inconnues. Généralement, ces personnes ne disent pas ouvertement qu’elles sentent leur sécurité psychologique menacée, mais leur conversation peut indirectement révéler leurs sentiments.

Un étudiant qui entre au collège peut ressentir une certaine insécurité s’il ne sait pas à quoi s’attendre ; une personne qui commence un nouvel emploi peut se sentir intimidée à l’idée d’avoir à entrer en contact avec des inconnus ; un client qui doit subir une épreuve diagnostique peut être effrayé par les techniques utilisées.

Les besoins de sécurité évoluent avec les époques et l’environnement systémique de la société.

Aujourd’hui les besoins de sécurité sont principalement liés aux thèmes suivants :

La sécurité de l’emploi

La sécurité des revenus et des ressources

La sécurité physique -violence, délinquance, agressions …

La sécurité morale et psychologique

La sécurité et la stabilité familiale

La santé

  • Les valeurs d’affiliation, d’amour et d’appartenance.

the front portrait of a man with beard looking up, b&wLe 3° étage est représenté par les besoins sociaux : d’affectivité (être accepté tel que l’on est, recevoir et donner amour et tendresse, avoir des amis et un réseau de communication satisfaisant), d’estime de la part des autres (être reconnu comme ayant de la valeur) et d’appartenance (on vit en société et notre existence passe par l’acceptation des autres avec leurs différences, ainsi que par l’appartenance à un groupe).

Si ces besoins de base sont satisfaits, il y a apparition, selon ce que l’on appelle le principe d’émergence, d’autres besoins dits besoins secondaires de développement, qui sont plus de l’ordre de la réalisation de soi, comme être libre, que du comblement de manques.

L’homme est un animal grégaire, qui est fait pour vivre en groupe, un zoov politikon, un animal qui vit en cités. L’antique malédiction Vaae solis, malheur à ceux qui sont seuls, ils finiront SDF, clochard sans domicile. D’ailleurs littéralement un être humain ne peut pas vivre seul, sans l’aide des autres.

Le besoin sexuel pousse à des rencontres qui dans l’espèce humaine n’ont pas de période fixes, mais s’étalent sur toute l’année. Et ce désir se double, surtout chez la femme, d’un sentiment amoureux. L’enfant manifeste un grand attachement à sa mère, sans laquelle il ne pourrait pas vivre. L’ensemble a créé le besoin de famille, plus ou moins favorisé par la société. La famille humaine est une quasi-réalité naturelle, même si à l’origine il s’agit plutôt d’un clan totémique.

Nous trouvons là une des plus fréquentes justification de l’existence : Le besoin de se reproduire. Si on laisse un enfant après soi, on ne meurt pas tout à fait ; on vit par delà la mort par personne interposée. Si on a deux enfants, on a remboursé sa dette envers ses parents et l’espèce humaine : le couple a rendu la vie qu’il a reçu. Et cela peut suffire à justifier une existence : comme le disent certaines mères-célibataires ou certaines collégiennes enceintes  » cela va donner un sens à mon existence « . Il faut ajouter que derrière le désir de l’individu, il y a la force de multiplication de l’espèce et c’est une force colossale. Les individus meurent mais l’espèce et la vie se perpétuent ainsi.

D’ailleurs lorsqu’il n’y a plus de famille les jeunes en recréent une sous forme de la bande. Et dans l’histoire humaine tout pousse les hommes inexorablement vers des groupes de plus en grands (villages, cités, régions, nations, Etats-Unis).

Les classes se groupent en écoles, collèges, Universités. Le travail se fait avec d’autres en équipe et les groupes de production ou de distribution deviennent de plus en plus grands avec la concentration industrielle et les multinationales.

Se croisent en plus avec tout cela des milliers d’associations sportives, touristiques, culturelles, humanitaires, musicales, éducatives, caritatives, religieuses, secrètes, politiques, révolutionnaires linguistiques, juridiques, psychothérapiques, scientifiques, littéraires, paramilitaires, informatiques, hygiéniques, écologiques … Dans les pays anglo-saxons ce besoin d’affiliation est poussé à l’extrême avec les Clubs qui tiennent lieu de famille.

A quoi il faut ajouter encore le cercle des amis, des copains et des relations qui prouvent l’universel besoin d’affiliation. L’on peut en sus préciser que l’affiliation ne suffit pas, que l’on recherche en plus une intégration et une reconnaissance.

Après les besoins physiologiques et les besoins de sécurité viennent les besoins d’amour et d’appartenance.

Généralement, une personne ressent le besoin d’être aimée par les membres de sa famille et d’être acceptée par ses pairs et par les membres de sa communauté. Habituellement, le désir de combler ces besoins survient lorsque les besoins physiologiques et les besoins de sécurité sont satisfaits, car ce n’est que lorsqu’une personne se sent en sécurité qu’elle a le temps et la force de rechercher l’amour et l’appartenance et de partager cet amour avec d’autres (Rogers, 1961).

Une personne qui est généralement en mesure de satisfaire ses besoins d’amour et d’appartenance est souvent incapable d’y arriver lorsqu’une maladie ou un traumatisme viennent interrompre ses activités.

De plus, lorsqu’un client est hospitalisé, il lui est encore plus difficile de satisfaire ces besoins. Le client est obligé de s’adapter à certains aspects du système de santé, comme l’organisation, les horaires, les contraintes du milieu, les heures de visite. Il lui reste donc peu de temps ou d’énergie pour satisfaire ses besoins d’amour et d’appartenance avec sa famille ou les personnes clés dans sa vie

Les besoins d’appartenance sont les besoins d’amour et de relation des personnes.

Ce sont les besoins d’appartenance à un groupe qu’il soit social, relationnel ou statutaire. Le premier groupe d’appartenance d’une personne est la famille.

Les besoins sociaux sont les besoins d’intégration à un groupe. Chaque personne peut appartenir à plusieurs groupes identifiés.

  • Les valeurs d’estime et de considération

Le quatrième étage, c’est le besoin d’estime de soi-même : sentiment d’être utile et d’avoir fotolia_1889741de la valeur, point de départ de l’acceptation de soi et du développement de l’indépendance.

Tout le monde a besoin d’estime, nul ne peut vivre continuellement dans le mépris (sauf les masos). Mais l’estime est double, il y a l’estime de soi et l’estime reçue des autres. Il est difficile de vivre sans l’estime des autres : celle de ses parents, de ses enfants, de ses supérieurs, de ses collègues de travail, de ses voisins et de ses amis … Tout le monde est avide de reconnaissance et de signes extérieurs (médailles, décorations, titres …). Et il n’est pas facile de garder l’estime de soi dans l’indifférence ou le mépris des autres. C’est pourtant ce qui est arrivé à combien de peintres comme Van Gogh, de poètes comme Rimaud, de mystiques comme Jean de la Croix, d’inventeurs comme Hans Berger …

L’estime de soi vient de ne pas faire trop de choses qui trahissent son idéal, de réduire les lâchetés et les compromissions, d’éviter de faire ce qu’on ne pourrait pas se pardonner.

Une des formes de l’estime est la considération. Dans une époque où la considération est en baisse (le Temps du mépris) tous le monde en réclame : les policiers, les infirmières, les enseignants, les journalistes … Même les jeunes sauvages des banlieues, qui s’agonisent d’injures, réclament du respect. La politesse avec toutes ses prévenances est l’invention sociale pour régler ce besoin d’estime.

Toute personne doit éprouver de l’estime pour elle-même et sentir que les autres ont de la considération pour elle.

Le besoin d’estime de soi est rattaché au désir de force, de réussite, de mérite, de maîtrise et de compétence, de confiance en soi face aux autres, d’indépendance et de liberté. Une personne a aussi besoin d’être reconnue et appréciée des autres.

Lorsque ces deux besoins sont satisfaits, la personne a confiance en elle et se sent utile ; s’ils ne sont pas satisfaits, la personne peut se sentir faible et inférieure (Maslow, 1970).

Les besoins d’estime est le besoin de considération, de réputation et de reconnaissance, de gloire … de ce qu’on est par les autres ou par un groupe d’appartenance. La mesure de l’estime peut aussi être liée aux gratifications accordées à la personne.

C’est aussi le besoin de respect de soi-même et de confiance en soi.

  • Les valeurs de réalisation de soi et d’actualisation de soi

fotolia_3850451Ce besoin une fois satisfait, on peut alors accéder au sommet de la pyramide, arriver à la réalisation de soi (accroître ses connaissances, développer ses valeurs, « faire du neuf », créer de la beauté, avoir une vie intérieure) et, comme dit Nietsche, « devenir ce que nous sommes « . Chez de nombreux individus, ce besoin d’actualisation de soi comprend les besoins de compréhension cognitive (nouveauté, exploration, connaissance) et les besoins esthétiques (musique, art, beauté, ordre).

Attention : l’actualisation n’est jamais complètement atteinte et toujours à rechercher davantage.

Tout être tend à persévérer dans son être, tout être veut se développer, s’épanouir dans toutes ses dimensions, réaliser toutes ses possibilités.

On a commencé à se réaliser par le travail et le centre a été l’usine. Puis on lui a réclamé un restaurant d’entreprise, des logements sociaux pas chers, une infirmerie. Après ce a été la demande pour que l’usine prenne aussi en charge les loisirs, d’abord le club de football, le stade, la salle de gym, la piscine, la bibliothèque, la chorale ou l’orchestre, la troupe de théâtre, l’agence de voyage, la peinture et l’encadrement, etc. Puis est venu la formation permanente avec les clubs d’apprentissage de langues ou d’informatique … Le plus dur a été le salon de coiffure, l’institut de beauté, la crèche …

L’on a mis un siècle à obtenir tout cela. Et maintenant la même demande arrive dans le Collège (6ème à la 3ème). Il ne doit pas que fournir l’instruction, mais un métier et tout le reste. Il est vrai qu’il en est de même dans les Campus Universitaires américains, qui ont gardé la formule, qu’avaient les premiers monastères chrétiens, du lieu de vie total.

Ce qui est totalement nouveau est le souci de réalisation psychologique. Il y a la forme de la psychothérapie (individuelle ou de groupe, courte ou longue), qui permet de se réparer et de se nettoyer des mauvaises influences de l’enfance pour changer sa vie. Puis est venu le  » Mouvement du potentiel humain « , qui au-delà de la réparation, vise exactement à se développer dans toutes ses dimensions et ses potentialités ignorées ou inemployées.

Longtemps cela est apparu comme le sommet du sommet : la totalité parfaitement réussie. L’équivalent du Chevalier du Moyen-Age, de l’honnête homme de l’âge classique ou du saint chrétien. Etre bien dans sa peau, totalement épanoui.

fotolia_3933281Les besoins d’actualisation de soi se trouvent au sommet de la hiérarchie des besoins humains de Maslow.

Lorsqu’une personne a satisfait tous les besoins des niveaux précédents, c’est dans l’actualisation de soi qu’elle parvient à réaliser pleinement son potentiel (Maslow, 1970).

La personne qui s’est actualisée a l’esprit mûr et sa personnalité est multidimensionnelle ; elle est souvent capable d’assumer et de mener à terme des tâches multiples et elle tire satisfaction du travail bien fait.

Elle peut juger de son apparence, de la qualité de son travail et de la façon dont elle résout les problèmes sans se soumettre entièrement à l’opinion des autres.

Bien qu’elle ait des échecs et des doutes, elle y fait généralement face avec réalisme.

La façon dont une personne réussit à satisfaire le besoin d’actualisation de soi dépend de ses besoins actuels, de son environnement et des agents stressants.

Pour s’actualiser, le client doit créer un équilibre entre ses besoins, les agents stressants et sa capacité d’adaptation aux changements et aux exigences de son organisme et de son environnement.

L’actualisation de soi se définit par de multiples caractéristiques

– Résout ses propres problèmes.

– Aide les autres à résoudre les problèmes.

– Accepte les conseils des autres.

– Témoigne un grand intérêt pour le travail et les questions sociales.

– Possède de bonnes aptitudes à la communication, tant pour écouter que pour communiquer.

– Contrôle son stress et aide les autres à contrôler leur stress.

– Apprécie son intimité.

– Recherche de nouvelles expériences et de nouvelles connaissances.

– Prévoit les problèmes et les réussites.

– S’accepte.

Et c’est là qu’intervient l’avertissement de Jung :

 » L’existence qui n’a en vue que le moi est étouffante … Le Yoga nous apprend que seule mérite d’être vécue une vie qui nous déborde. « 

Tout ceci était intéressé, avec un but égoïste. Alors quoi, au-delà ?

Le besoin d’auto-accomplissement est le besoin de se réaliser, d’exploiter et de mettre en valeur son potentiel personnel dans tous les domaines de la vie.

Ce besoin peut prendre des formes différentes selon les individus.fotolia_393325

Pour certains ce sera le besoin d’étudier, d’en apprendre toujours plus, de développer ses compétences et ses connaissances personnelles;pour d’autres ce sera le besoin de créer, d’inventer, de faire; pour d’autres ce sera la création d’une vie intérieur…

C’est aussi le sentiment qu’à une personne de faire quelque chose de sa vie et de donner un sens à son passage sur terre.

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