Les strockes

Les signes de reconnaissance obéissent à une règle humaine fondamentale : mieux vaut un signe de reconnaissance négatif que pas de signe de reconnaissance du tout, ou autrement dit : tout mais pas l’indifférence.

« Aime-moi ou hais-moi, mais ne m’ignore pas ! »

Les strockes  – Les stimulations – Les calories psychologiques – le besoin de reconnaissance

a.t-jpeg-18Eric Berne définit un signe de reconnaissance (que vous pouvez également rencontrer sous le nom de caresse ou de l’anglicisme strokes) comme « tout acte impliquant la reconnaissance de la présence d’autrui ». Le signe de reconnaissance est un message que j’envoie à l’autre qui lui signifie que pour moi il existe, que je sais qu’il est présent.

Les strokes (ou caresses) sont les intentions que nous manifestons à l’égard d’autrui. Ce sont tous les signes que nous adressons à nos interlocuteurs: paroles, intonations de voix, petits gestes d’approbation ou de désapprobation, signes de connivence, compliments, critiques, reproches, remontrances.

Il existe 4 styles de strocks :

Les strockes positifs :

      

 

Les strockes négatifs :

Il s’agit de tous les signes de reconnaissance qui sont source de plaisir et d’agrément. Ils sont valorisants et permettent l’épanouissement.

Ils apportent, à celui qui les reçoit, une très grande satisfaction.

Ils sont le signe de réflexions désobligeantes, peu agréables et suscitent un sentiment de plaisir.

Ils dévalorisent la personne à laquelle ils s’adressent et engendrent l’insatisfaction

Les strockes inconditionnels :

Les strockes conditionnels :

Positifs ou négatifs, ils sont donnés comme des vérités premières valable quel que soit le contexte.

Ils sont définis pour l’éternité et ont une valeur de classement définitif.

Positifs ou négatifs, ils sont ponctuels  et prennent leur importance à un moment déterminé.

Ils peuvent être remis en cause et n’ont pas un caractère définitif.

Exemples :

Strockes positifs inconditionnels :

– Vous êtes le meilleur

– Je t’aime

Strockes positifs conditionnels :

– Vous êtes le meilleur en sport

– Je t’aime quand tu …

Strockes négatifs inconditionnels :

– Vous n’êtes pas le meilleur !

– Je ne t’aime pas !

Strockes négatifs conditionnels :

– Vous n’êtes pas le meilleur en sport

– Je ne t’aime pas quand …

Parents and children smiling at camera and sitting on bed Ces signes de reconnaissance ne sont pas donnés gratuitement.

En effet, pourquoi adresser à quelqu’un des strokes négatifs plutôt que positifs?

Tout simplement parce que, selon leur nature ils sont générateurs d’un certain comportement de la part de la personne qui les reçoit, mais il ne faut pas perdre de vu que la satisfaction de nos motivations sociales (besoins sociaux et de communication) et personnelles (besoin de l’ego et d’autosatisfaction) nécessite avant tout, la reconnaissance de nos mérites par autrui. « Strockes positifs conditionnels » 

Cette stimulation valorise (j’existe). Elle crée un état interne « ressource » (apport positif) et évite un positionnement en état interne « dépréciatif » (apport négatif).

La qualité de cette calorie psychologique favorise le développement d’une calorie de « valorisation constructive » pendant laquelle une critique voire un reproche peuvent être acceptés. « Strockes négatifs conditionnels »

La critique et le reproche servent s’ils sont accompagnés de solutions.

Les étapes d’un Strockes négatifs conditionnels  pour qu’il soit générateur d’un certain comportement sont :

  • Reconnaissance des mérites
  • Critique constructive :    1) Description – 2) Interprétation – 3) orientation
  • Valorisation

« Chacun réagit en fonction de sa personnalité à ces différents strokes.

Mais nous pouvons tout de même distinguer quatre attitudes principales. »

Recevoir le stroke

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Certaines personnes acceptent avec une humeur égale le stroke, quelle que soit sa nature. I1 y a reconnaissance de ce que l’autre dit, que ce soit agréable ou désagréable. Ce genre de personne répondra en acquiesçant, même si elle choisit d’autres termes pour s’exprimer.

A la constatation suivante:

« Vous êtes en beauté ce soir »,

Elle répondra :

« Merci, je suis ravie de vous plaire ».

De même, si on lui dit :

« Vous avez vraiment mauvais caractère »,

Elle répondra :

« C’est vrai, je ne suis pas très docile ».

 

Refuser le stroke

Certains individus éprouvent une gêne lorsqu’on leur adresse un compliment ou bien cherchent toujours à répondre par quelque chose allant à l’encontre de ce que l’on vient de leur dire. Il s’agit des critiques ou reproches que l’on n’admet pas, des remarques flatteuses qui mettent mal à l’aise.

A la constatation suivante:

« Vous êtes en beauté ce soir »

Elle répondra :

«Oh, je vous en prie, j’ai assez mauvaise mine en ce moment ».

De même, si on lui dit :

« Vous avez vraiment mauvais caractère »

Elle répondra :

« Absolument pas, seulement je n’accepte pas que l’on me marche sur les pieds ».

 

Demander un stroke

En réponse à une caresse positive ou négative, certaines personnes se sentent obligées d’insister sur la remarque qui leur est faite en incitant leur interlocuteur, par leur réponse, à renforcer le premier stroke par un second.

A la constatation suivante:

« Vous êtes en beauté ce soir »

Elle répondra :

« Sincèrement, vous me trouvez séduisante? »

De même, si on lui dit :

Elle répondra :

« Vous pensez réellement ce que vous dites? »

 

Donner un stroke

Certaines personnes ne peuvent pas recevoir un compliment sans en retourner un en échange. Elles ne peuvent pas non plus accepter une remarque sans en faire une autre.

A la constatation suivante:

« Vous êtes en beauté ce soir »

Elle répondra :

« Vous êtes vous-même très élégante ».

De même, si on lui dit :

« Vous avez vraiment mauvais caractère »

Elle répondra :

« Je suis comme vous, je crois que vous aussi vous prenez mal la plaisanterie ».

Une relation vivante suppose la libre circulation entre les protagonistes de quatre possibilités de valeurs équivalentes.

• Oser demander

Apprendre à faire des demandes directes, ouvertes.

Puis-je aller vers une relation de propositions, d’invitations ou de stimulations ?

• Oser donner

Apporter à l’autre non seulement ce qui me fait plaisir (ou ce qui m’est imposé par

le rôle que j’ai), mais aussi et surtout ce qui peut être reçu par lui, ce qui répond

aussi à ses attentes.

Sortir d’une relation d’imposition pour aller vers l’offrande.

• Oser recevoir

Accepter d’être ouvert aux possibles de l’autre. Renoncer à la dynamique du pren-

dre pour aller vers l’accueillir. Beaucoup d’entre nous sont des infirmes du recevoir.

notre accueil est souvent rempli de méfiance, de doute, d’a priori ou de jugements

préétablis.

• Oser refuser

Savoir dire non permet souvent d’apprendre à dire des vrais oui. Développer une

dynamique qui sort de l’opposition pour aller vers l’affirmation..


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