Osez lâcher prise dans cette société psycho-nuisible !

Je ne suis pas un spécialiste en psychosociale mais je pense être en mesure de faire un constat sur l’environnement dans lequel je vis et qui m’a conduit à vouloir me consacrer entièrement au coaching de vie.

Depressed young lonely womanCertes, je pose un regard critique sur notre société, mais je ne fais ni l’apologie d’un autre système, ni un plaidoyer pour d’autres cultures.

Je reconnais les avancés qui ont été faites améliorant qualité de vie et reconnais les défaillances d’autres cultures.

L’idée et de faire naître des interrogations et comme une personne nous l’a si bien enseignée:

Ne devons nous pas adopté : « la voix du juste milieu ».

Comme beaucoup de personnes que j’accompagne, je suis arrivé, un jour, dans une période de ma vie où je me suis rendu compte que malgré mes possessions, je n’étais pas heureux, il me manquait quelque chose sans trop savoir quoi.

Habitué à un travail d’auto-analyse, du fait des mes formations et de mes emplois dans le domaine de la relation d’aide et du travail social, j’ai voulu avoir des réponses à mes questions.

Une chose était certaine, je n’étais pas le seul à ressentir un mal être, un manque dans ma vie.
Je n’étais pas le seul à avoir ce sentiment d’insatisfaction car j’avais pu lire et entendre, à de nombreuses occasions, que la population française, donc la France était le premier consommateur de produits psychotropes (anxiolytiques, antidépresseurs, neuroleptiques voir même de produits illicites ou désinhibiteurs).

A l’heure ou les concepts d’écologie envahissent notre vie et où tous les experts de la planète se penchent sur l’influence négative de notre société sur l’environnement, je me suis dit que peu de personnes s’inquiétaient réellement des dégâts qu’occasionne cette société sur notre psychisme.

Malgré tout, j’avais remarqué que les professionnels de la relation d’aide commençaient à utiliser, de plus en plus, des termes emprunté à la protection de l’environnement.
Ainsi, on parle de l’écologie du changement, de pollutions mentales, de croyances toxiques, d’injonctions polluantes etc…

Teenager boy worried sitting on the floor

Et il m’est apparu comme une évidence, que nous vivons dans une société psycho-nuisible !

Que pouvons-nous attendre d’une société dont les principales valeurs tournent autour du matérialisme, du pouvoir, du paraître ?
Le but actuel de notre société est la consommation, la possession, le pouvoir, le matérialisme, l’accumulation générant ainsi dans une grande partie de la population des frustrations, de la tristesse, de l’anxiété, de la dépression, de l’égoïsme, de la manipulation, du mensonge …

Je suis assez stupéfait, quand je lis certains articles dans des revues, que des psychologues conseillent en cas de baisse de moral (voir d’état dépressif) de s’accorder un peu de plaisir en allant chez le coiffeur ou en allant s’acheter une chose qui nous tenais à cœur.
De se faire tout simplement plaisir en consommant.
La consommation devient alors un outil thérapeutique servant à réguler nos états d’âme !
Ainsi, le conseil sous-jacent est de restez dans le schéma responsable de notre mal être.
On essaye de nous faire croire, que c’est en devenant boulimique de biens matériels que tout ira mieux.
Je ne peux pas adhérer à ce genre de discours.

Pire encore, dans ce climat de perpétuelle compétition, nous avons aussi perdu la notion de temps !
Pour survivre dans cette société où tout est payant et dans laquelle circule des phrases comme : « le temps c’est de l’argent », nous avons perdu le droit de s’accorder des moments de lenteur, de calme, de vide, d’errance, d’oisiveté.
Et pourtant, que ces moments ont de l’importance dans une vie équilibrée.

Chacun a le droit de se poser, de faire un travail d’introspection, de se questionner, de souffler ou tout simplement de méditer…

Imaginez, une personne revendiquant une activité de méditant dans notre société.
Elle serait immédiatement qualifiée de fainéante, de paresseuse, de désœuvrée et je ne sais quoi encore …!!!
Et pourtant, que ces personnes sont respectées dans d’autres cultures, que leur enseignement est écouté.

Si nous adoption ce mode de vie, si nous apprenions ce qu’est la vacuité, si nous nous ressentions sur l’essentiel, le monde se porterait mieux.

AloneJ’ai aussi fait un constat qui prend énormément d’ampleur depuis la démocratisation d’internet.
Nous cherchons à satisfaire notre égo par le paraître et l’exposition.
Mis à par le fait de vouloir toujours plus et mieux que notre voisin, nous recherchons de la reconnaissance dans le fait d’être vu et d’être reconnu.
La multiplication des réseaux sociaux en est la preuve vivante, que pour exister, on doit pouvoir me voir, me trouver sur le net, ainsi on n’hésite pas à mettre en vitrine sa propre vie, à jeter en pâture sa propre existence:

Retrouvez mon parcours professionnel sur « Viadéo », mes amis sur « Facebook », ce que je fais sur « Twitter », la vidéo de mon mariage sur « Youtube », les photos de nos vacances sur « Mon album photo », mon profil de célibataire sur « Meetic », mes délires sur« Tagged » etc etc… et il arrive même que l’on se crée un personnage au regard des autres qui n’a plus grand-chose à voir avec la réalité….

Il n’y a plus de frontières entre le domaine privé et le domaine public.
Nous laissons l’extérieur entrer dans notre intimité, dans notre bulle.

Comment ne pas dire que cette société nous perverti, qu´elle est nuisible ?

Ainsi, dans ce monde, comment croire à la sincérité, aux justes motivations des personnes qui nous entourent ?
Savez-vous que le marché du bien être pèse, aujourd’hui en France, plus lourd que l’industrie de la mode et du luxe ou que de l’industrie aéronautique et spatiale !
L’étendue du marché du bien-être peut se résumer en 3 chiffres : 288 465 entreprises – 542 846 salariés – 37,5 milliards d’euro de chiffre d’affaires (Source Insee)

L’altruisme, la spiritualité, l’aide aux personnes sont devenus un véritable marché !
Comment ne pas douter de la motivation des personnes qui nous proposent leur aide ?
Qui sont les nouveaux l’abbé Pierre ou mère Theresa ?

Depuis la nuit des temps, des personnes nous ont montrées la voix à suivre, elles ont cherchés à répondre à nos questions, elles nous ont donnés des pistes à explorer.
Ces personnes ont consacrées leurs vies entières pour nous apporter des réponses, que ce soit des prophètes, des guides spirituels, des philosophes ou même des peuples entiers.

Bleached vintage portrait of a sad and lonely teenagerNous avons 3000 ans minimum derrière nous de recherche sur les questions existentielles, sur l’étude de la vie et de la psyché humaine, sur l’ésotérisme, sur les médecines alternatives et pourtant nous voyons jaillir tous les jours, des nouvelles théories, des nouvelles méthodes, des nouveaux prophètes du bien être qui après avoir suivi une formation de quelques jours dans un domaine spécifique se voient dans l’obligation d’écrire un livre, de pondre une méthode quitte à dénaturer l’enseignement original (je pense notamment à l’enseignement de l’ Ennéagramme ou celui des toltèques).

Même la spiritualité est devenue un outil de valorisation de l’égo, de profit alors qu’au contraire, son message est tout l’opposé.

Qui sont réellement ces personnes qui nous guident sur notre propre chemin intérieur ?

De quel droit, tous ces gens s’autoproclament les spécialistes de tel ou tel discipline ?

Toutes les nobles valeurs transmise jadis par la foi, la spiritualité ont disparue, remplacée par l’autoritarisme de l’argent, du profit, de l’accumulation, par le besoin de satisfaire son égo, par cette irrésistible nécessité d’être reconnu.

L’humain n’est plus qu’un moyen, le moyen de satisfaire ses propres désirs.

Les mots comme compassion, altruisme, empathie, respect, honnêteté, franchise, amour n’ont plus beaucoup de place dans notre vocabulaire.

Si vous, comme moi partagez cette vision du monde, de notre société, je pense qu’il n’y a qu’une chose qui peu vous aider !

Lâchez-prise !!

« Il y a une différence entre réussir sa vie et réussir dans la vie.»

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