La courbe de deuil

Accepter la fin d’une situation (ce qui constitue pour lui, une perte)

Évoluer jusqu’à intégrer la nouvelle situation

Ce cheminement passe par plusieurs étapes, selon la désormais célèbre « courbe du changement » ou « courbe du deuil »; elle est issue des travaux d’Elisabeth Kübler-Ross, psychiatre et psychologue suisse.

Selon les personnes et le contexte, ces étapes sont vécues de manière plus ou moins longue, et avec une intensité différente.

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On y distingue 2 grandes phases :

D’ abord une phase descendante qui s’accompagne d’une attitude négative et contre-productive, tournée vers le passé et le refus.

Ensuite une phase ascendante où l’attitude est productive et tournée vers le futur et le positif

1. CHOC – SIDÉRATION

Le changement a été annoncé, il est vécu comme brutal.

Sa première réaction est le choc, il est sidéré.

 

2. DÉNI – NÉGATION

« Ce n’est pas possible. » « Je ne peux pas le croire »

« Non, pas lui quand même… » « ça ne peut pas être définitif »

Le déni est d’autant plus fort que le changement touche à quelque chose d’important.

Il évite à celui qui s’y accroche, de commencer son travail de deuil (étape 3).

 

3. COLÈRE

Sortie du déni, la personne fait face à la réalité qu’elle ne peut accepter.

Un sentiment d’injustice, une colère, souvent une recherche du responsable de son inconfort (dans une posture de victime).

 

4. PEUR

La colère était encore une manière de ne pas affronter la réalité.

Cette étape passée, c’est la peur qui se manifeste face à la situation présente et future : peur de l’inconnu, peur de l’inconfort, peur de difficultés nouvelles, peur de ne pas être à la hauteur etc.

Période de stress et de grande anxiété.

 

5. TRISTESSE

Début de l’acceptation, prise de conscience pleine de ce qui a été perdu et du caractère définitif de la perte.

Regrets et nostalgie. Une étape décisive mais délicate: la tristesse peut y prendre la forme de l’abattement, du découragement, de la nostalgie.

Elle croit progressivement jusqu’à la « dépression ».

Paradoxe de cette étape : elle donne l’impression d’aller vers le pire, alors qu’elle clôt la descente et mène au renouveau ! C’est l’étape de transition vers la phase ascendante. Un déclic au cours de cette phrase annonce la fin de la descente et le début de l’ascension.

— fin de la phase de descente, début de l’ascension —

6. ACCEPTATION

La personne qui vit le deuil change de regard : elle se tourne vers l’avenir et essaye de « faire avec ».

Elle n’est plus enfermée dans le deuil, le mouvement en avant devient possible.

 

7. PARDON

Etape qui prolonge la précédente, avec deux temps :

Le pardon à soi-même (on se libère de la culpabilité)

Le pardon aux auteurs de la perte (compréhension, justification)

 

8. QUÊTE DE SENS ET DE RENOUVEAU

La personne trouve des bénéfices à la nouvelle situation.

C’est la révélation du cadeau caché : « grâce à …, j’ai pu… ».

Sans ce changement elle n’aurait pas connu ces bénéfices.

 

9. SÉRÉNITÉ & CROISSANCE

Le changement est entièrement intégré, la page tournée, on regarde vers l’avenir.

Enthousiasme pour de nouveaux projets.

La « courbe du deuil » est le processus naturel par lequel passe un collaborateur qui fait face à un changement soudain dans son quotidien professionnel.

En connaître les phases permet de comprendre les résistances et le temps d’intégration (variable selon les personnes) et d’accompagner les personnes dans ce processus ; on peut ainsi mieux conduire le changement.

Le modèle HUDSON, développé par le « HUDSON INSTITUTE » aux Etats-Unis propose des cartes explicatives pour comprendre et accompagner le changement des personnes. Utilisé en coaching individuel, ce modèle est un des supports qui permet la prise de conscience du déroulé des phases de notre existence pour nous diriger dans la vie avec plus de sérénité.


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