Le pouvoir des croyances

« La vie n’est pas ce que nous vivons, elle est ce que nous imaginons vivre. » 

Pascal Mercier

Rien de religieux dans ce terme … une croyance est une pensée que vous considérez comme la vérité et vous fait voir la réalité au travers de ce prisme déformant !

Deux frères élevés par le même père violent, alcoolique. L’un a réussi à Wall Street, l’autre erre d’un job à l’autre.

Ils sont interviewés pour savoir comment ils en sont arrivés là et les deux répondent :

« Oh, vous savez avec le père que j’ai eu ! ».

Le premier s’est construit autour de croyances ressources :

Je vais réussir pour prouver que mon père a tort, que je vaux quelque chose.

Le deuxième a construit sa vie autour de croyances limitantes :

Mon père a raison, je ne vaux rien… à quoi bon me battre ?

Nous savons aujourd’hui que tout ce que nous vivons dépend entièrement de nos croyances.

Quand on est convaincu d’une chose, elle devient la réalité, notre réalité.

Pour la PNL, les croyances sont des affirmations sur soi-même, les autres, le monde, à propos de ce qui relie ces éléments (relations de cause à effet et de signification) et à propos de ce qui les délimite (les frontières et champ d’action du possible ou impossible).

Les croyances sont des généralisations à propos de notre représentation du monde. Elles structurent et reflètent notre façon de penser et génèrent des programmes comportementaux correspondant à des critères et des valeurs.

Pour Robert Dilts, auteur de « Changer les systèmes de croyance avec la pnl »,  les croyances sont « les généralisations que nous soutenons à propos d’une relation entre les choses ou événements perçus ».

Les croyances lient nos valeurs centrales aux autres aspects de notre expérience.

Le cerveau généralise une expérience et en tire une conclusion définitive.

C’est une décision consciente ou inconsciente que nous allons généraliser dans d’autres espaces et autres temps.

Il existe des croyances sur nous, sur les autres ou sur le monde.

Elles influent directement sur le comportement, la santé, la performance, la communication et sont renforcées au fil des expériences négatives.

En PNL, on distingue trois sortes de croyances :

  • Les croyances aidantes.
  • Les croyances neutres.
  • Les croyances limitantes.

Je pense personnellement, que les termes employés sont bien en dessous de la réalité !

Certes, il existe des croyances pouvant nous aider ou nous limiter, mais il y a aussi des croyances pouvant nous détruire tout comme nous sauver.

Croyance et santé :

L’effet placebo utilisé depuis longtemps en médecine utilisait déjà la force de nos croyances.

L’un des faits les plus spectaculaires concernant la thérapie placebo date de 1957, c’est l’histoire de Mr Wright évoqué dans la publication du Docteur Klopfer. « Psychological variables in human cancer, Journal of Projective Techniques, 21, 331-340. »

Si nos croyances ont le pouvoir de guérir des tumeurs, elles ont aussi le pouvoir de les créer.

Nos croyances ne seraient-elles pas à l’origine des guérisons miraculeuses ?

Croyance et éducation :

La croyance que nous procédons sur une personne ou un groupe agit directement sur cette personne ou ce groupe, on appel cela en psychologie : « l’effet pygmalion »

Cette découverte fait suite aux expériences de Rosenthal et Jacobson

Il existe une sorte d’antithèse à l’effet Pygmalion…c’est l’effet Golem …
L’effet Golem c’est ce qui vous pousse à réussir les choses avec d’autant plus de conviction qu’on vous en croit incapable ou qu’on vous prédit l’échec.
Plus on vous croit incapable de réussir, plus vous vous sentez fort..
Plus le nombre d’opposants est grand, plus il multiplie vos capacités…
Plus on vous annonce que vous serez stressé et paralysé par l’enjeu, plus vous vous sentez zen et en pleine possession de vos moyens…

Nos croyances nous conduisent à filtrer la réalité.

Nous recevons au quotidien tellement d’informations que notre esprit fait inconsciemment un tri.

Nous captons certaines informations et en délaissons d’autres.

Ce tri est différent suivant les individus.

Si chacun de nous devait faire la liste de ce qui se qui nous entoure, la liste serait différente en fonction de chacun.

Elle dépend de nos croyances, de ce que nous croyons sur le monde, de notre vision de la vie.

Ex : Si nous croyons que le monde est dangereux, nous focaliserons notre attention sur tout ce que nous pouvons pressentir comme un éventuel danger, notre attention se focalisera sur tous les risques potentiels qu’il existe dans chaque situation.

A l’opposé, si nous percevons le monde comme amical, beau et agréable, notre attention se focalisera sur tout ce qui est plaisant.

En fonction de nos croyances, nous pouvons voir deux mondes différents.

Ce que le crois de la réalité environnante agit comme un filtre, une paire de lunettes sélective qui nous amène à surtout voir les détailles allant dans le sens de ce que nous croyons, renforçant de ce fait nos croyances, la boucle est bouclée.

Nos croyances nous aident aussi à interpréter la réalité.

Imaginez que vous êtes suspicieux avec une personne, son sourire vous semblera hypocrite, vous vous méfierez des compliments qu’il vous adressera, vos interpréterez de façon négative son regard, ses gestes, ses actions.

Contrairement, s’il s’agit d’une personne que vous estimez beaucoup, tout sera différent, vous interpréterez ses faits et gestes avec une grande bienveillance.

Nos croyances conditionnent aussi nos comportements.

Si vous avez peur des autres, votre comportement envers autrui sera réservé, vous serez méfiant, sur vos gardes, peu bavard et en fonction de ce comportement, votre interlocuteur le ressentira et ne sera lui aussi pas en confiance avec vous.

Ce qui viendra encore renforcer votre croyance.

Nos croyances conditionnent aussi nos résultats :

Imaginons un individu qui se croit incapable de faire quelque chose, d’atteindre un objectif.  Un homme qui se dit: «Je suis un perdant », par exemple.

S’il s’attend à échouer, va-t-il mobiliser toutes ses ressources ?

D’après Anthony Robbins « Pouvoir illimité »

Non, bien sûr.  Il s’est déjà convaincu qu’il ne savait rien faire.  Il a déjà signalé à son cerveau qu’il fallait s’attendre à un échec.

  • Ayant commencé ainsi, quelles mesures pratiques va-t-il prendre ?
  • Va-t-il avoir confiance en lui ?
  • Etre plein d’énergies, déterminés, convaincant?
  • Son état d’esprit va-t-il refléter ses possibilités réelles ?  C’est peu probable.
  • Si vous êtes convaincu que vous allez échouer, pourquoi faire le moindre effort ?

Si vous avez commencé une action avec un système de croyances qui fait ressortir ce que vous êtes incapable de faire, un système qui par conséquent ordonne à vos centres nerveux de réagir d’une certaine manière.

  • Vous avez capté une quantité limitée de vos ressources.
  • Vous avez pris des demi-mesures, sans conviction.
  • Quels effets escomptez-vous?
  • Tout porte à penser qu’ils seront désastreux.

Et quelle influence ces effets désastreux auront-ils sur vos croyances concernant vos entreprises futures?

Il y a tout à parier qu’ils renforceront les croyances négatives qui avaient amorcé le processus.

i64572800._szw1280h1280_

« Vous avez inconsciemment demandé tout ce que vous vivez, et vous faites vivre aux autres ce qu’ils demandent inconsciemment »            Susan Shumsky


bas-de-page-site