Citations de Viktor Frankl

« Ce dont un être humain a besoin, ce n’est pas de vivre sans tension, mais bien de tendre vers un but valable, de réaliser une mission librement choisie. Il a besoin, non de se libérer de sa tension, mais plutôt de se sentir appelé à accomplir quelque chose. »

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« Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace, dans cet espace se trouve notre pouvoir de choisir notre réponse, et dans notre réponse se trouve notre croissance et notre liberté ».

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« Vis comme si on t’avais accordé une seconde vie et comme si tu t’étais trompé la première fois. »

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« Tout comme la peur provoque exactement ce dont on a peur, le désir excessif rend impossible à

obtenir ce qu’on désire à tout prix. »

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« Dans les camps de concentration nazis, les plus aptes à survivre étaient les prisonniers qui avaient une tâche à accomplir après leur libération. »

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« Il y a de braves gens dans tous les groupes, même dans ceux dans lesquels on pourrait normalement s’attendre à ne trouver que des brutes. »

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« Pleurer atteste de ce qu’un homme fait preuve du plus grand des courages, celui de souffrir. »

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« L’impossibilité de changer une situation nous met au défi de nous changer nous-mêmes. »

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« Il fallait que nous changions du tout au tout notre attitude à l’égard de la vie. Il fallait que nous apprenions par nous-même et, de plus, il fallait que nous montrions à ceux qui étaient proie au désespoir que l’important n’était pas ce que nous attendions de la vie, mais ce que nous apportions à la vie. Au lieu de se demander si la vie avait un sens, il fallait s’imaginer que c’était à nous de donner un sens à la vie à chaque jour et à chaque heure. Nous devions le réaliser non par des mots et des méditations, mais par de bonnes actions, une bonne conduite. Notre responsabilité dans la vie consiste à trouver les bonnes réponses aux problèmes qu’elle nous pose et à nous acquitter honnêtement des tâches qu’elle nous assigne. »

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« Il est possible de trouver un sens à l’existence, même dans une situation désespérée, où il est impossible de changer son destin. l’important est alors de faire appel au potentiel le plus élevé de l’être humain celui de transformer une tragédie personnelle en victoire, une souffrance en une réalisation. »

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« Finalement,l’homme ne devrait plus demander quel est le sens de sa vie,mais il devrait au contraire se rendre compte que c’est à lui que se pose cette question. En résumé, la vie interroge chaque homme ; et chaque homme ne peut répondre à la vie qu’en répondant de sa vie ; à la vie, on ne peut répondre qu’en se montrant responsable. »

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« Un homme qui réalise l’ampleur de la responsabilité qu’il a envers un être humain qui l’attend, ou vis-à-vis d’un travail qui lui reste à accomplir, ne gâchera pas sa vie. Il connaît le « pourquoi » de cette vie, et pourra supporter tous les « comment » auxquels il sera soumis. »

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Les paroles de Nietzsche : « Celui qui a un « pourquoi » qui lui tient lieu de but, de finalité, peut vivre avec n’importe quel « comment » pourraient servir de principe directeur pour toute assistance psycho-thérapeutique accordée à des prisonniers. Chaque fois que l’occasion se présentait, il fallait lui donner un pourquoi – un but – afin de l’aider à supporter le terrible comment de leur existence.

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« La souffrance, comme le destin et la mort, fait partie de la vie. Sans la souffrance et la mort, la vie humaine demeure incomplète. La façon dont un être humain accepte son sort et toute la souffrance que cela implique, la manière dont il porte sa croix, lui donnent amplement l’occasion – même dans les circonstances les plus difficiles – de donner un sens plus profond à sa vie. Il peut alors agir avec dignité, courage et désintéressement. »

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« Quand une personne n’arrive pas à trouver un sens profond à sa vie, elle se distrait en cherchant le plaisir. »

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« L’important pour un être humain n’est pas d’accroître son plaisir et d’éviter la souffrance, mais plutôt de chercher le sens de sa vie. »

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« Je crois que c’est Lessing qui a dit : « Si certaines choses ne font pas perdre la raison à un individu, c’est qu’il n’en à guère à perdre. » Il est normal de réagir anormalement à une situation anormale. Nous, les psychiatres, nous attendons à ce que les réactions d’un être humain à une situation anormale, telle être interné par exemple, soient anormales en proportion de la normalité de cet être humain. La réaction d’une personne, lorsqu’elle arrive dans un camp de concentration, semble procéder d’un état d’esprit anormal, mais, jugée objectivement, il s’agit d’une réaction normale et typique devant une situation à laquelle elle n’est pas préparée. Les réactions que j’ai décrites se modifièrent dès les premiers jours, au cours desquels les prisonniers passèrent de la première à la seconde phase, celle de l’indifférence et de l’insensibilité aux émotions, grâce auxquelles on parvient à une sorte de mort émotionnelle. »

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« Ne visez pas le succès car on ne peut pas poursuivre le succès, pas plus qu’on ne peut poursuivre le bonheur. Ils ne sont que des effets secondaires du dévouement que l’on manifeste pour une cause plus que soi-même ou qu’une autre personne. Le bonheur, comme le succès arrive quand on ne s’y attend pas. Ecoutez ce que votre conscience vous dicte et agissez au meilleur de votre connaissance. Alors vous verrez qu’à la longue, le succès vous viendra précisément parce que vous n’y pensiez pas. »

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Tandis que la personne spirituelle peut être aussi bien consciente qu’inconsciente, la personne spirituelle en ce qu’elle a de plus profond est obligatoirement inconsciente. (…) Pour éclairer les choses par un modèle, n’en va-t-il pas de même pour les yeux ? De même que là où elle prend son point de départ, à savoir la place d’entrée du nerf optique en elle, la rétine a sa tache aveugle, il en va de même pour l’esprit, qui est aveugle à son origine, aveugle par rapport à tout examen sur lui-même, et à toute mise en miroir; là où il est tout à son origine, où il est lui-même, il est soi-même inconscient. Et à partir de là vaut pleinement ce qui est formulé dans les anciens Védas de l’Inde, que « ce qui voit ne peut pas être vu, ce qui entend ne peut pas être entendu, et que ce qui pense ne peut pas être pensé. (Le Dieu inconscient)

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« Personne n’a le droit de juger, sauf s’il se demande avec une totale honnêteté si, placé dans la même situation, il n’aurait pas fait la même chose. »

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« Spinoza : « La souffrance cesse d’être souffrance sitôt que l’on s’en forme une représentation nette et précise. »

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« Notre génération est réaliste car elle a appris à connaître l’être humain tel qu’il est vraiment. Certes l’homme a inventé les chambres à gaz d’Auschwitz, mais c’est lui aussi qui y est entré, la tête haute et une prière aux lèvres. »

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« le bonheur est comme un papillon. Plus on essaye  de l’attraper et plus il vous échappe. Mais si vous fixez votre attention sur autre chose, il viendra se poser sur votre épaule. »

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« Un être humain n’est pas à la recherche du bonheur, mais plutôt à la recherche d’une raison d’être heureux, à travers l’actualisation du potentiel de sens inhérent à une situation donnée. »

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« Je lui ai fait remarquer qu’une vie fondée uniquement sur la procréation n’aurait pas de sens, et qu’une chose dénuée de sens ne peut en acquérir du seul fait qu’elle est perpétuée. »

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« Ceux qui ont un « pourquoi » peuvent supporter presque tous les « comment ».

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« J’avais enfin découvert la vérité, la vérité telle qu’elle est proclamée dans les chants des poètes et dans les sages paroles des philosophes : l’amour est le plus grand bien auquel l’être humain peut aspirer. Je comprenais enfin le sens de ce grand secret de la poésie et de la pensée humaine : l’être humain trouve son salut à travers et dans l’amour. Je me rendais compte qu’un homme à qui il ne reste rien peut trouver le bonheur, même pour de brefs instants, dans la contemplation de sa bien-aimée. Lorsqu’un homme est extrêmement affligé, lorsqu’il ne peut plus agir de manière positive, lorsque son seul mérite consiste à endurer ses souffrances avec dignité, il peut éprouver des sentiments de plénitude en contemplant l’image de sa bien-aimée. Pour la première fois de ma vie, je comprenais le sens de cette parole : “Les anges sont perdus dans l’éternelle contemplation d’une gloire infinie.”

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« L’existence prend un sens différent pour chacun. On peut découvrir le sens de la vie de trois façons différentes :

1) en réalisant une œuvre ou une bonne action ;

2) en faisant l’expérience de quelque chose ou de quelqu’un ;

3) en assumant une souffrance inévitable. »

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« La personne spirituelle reste intacte, et même encore dans la psychose ; la personne peut bien encore être cachée et « bloquée » par les événements de la maladie qui sont au premier plan – à l’arrière plan elle est toujours là comme auparavant, même si elle est impuissante et invisible. »

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« Ce que j’appelle le vide existentiel constitue un défi pour la psychiatrie contemporaine. De plus en plus de patients se plaignent d’un sentiment de vide et de non-sens, qui peut, selon moi, être attribué à deux facteurs. Contrairement à l’animal, les instincts ne disent pas à l’être humain ce qu’il doit faire. Et contrairement aux époques plus reculées, les traditions ne lui indiquent plus ce qu’il devrait faire. Le plus souvent l’être humain ne sait même plus ce qu’il veut fondamentalement. Ainsi, faute de savoir lui-même à quoi il aspire, il en vient à désirer de faire ce que les autres font (conformisme) ou de faire ce que les autres veulent qu’il fasse (totalitarisme). J’espère réussir à partager avec le lecteur ma conviction qu’en dépit de l’effondrement des traditions, la vie recèle un sens pour chacun, et plus encore, qu’elle conserve ce sens, littéralement jusqu’à notre dernier souffle. »

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« Mais l’expérience la plus forte et la plus exaltante, pour l’homme qui rentre chez lui après avoir vécu ces souffrances inoubliables, est le sentiment merveilleux qu’il n’a vraiment plus rien à craindre excepté Dieu. »

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« L’important n’était pas ce que nous attentions de la vie mais ce que nous apportions à la vie. Au lieu de se demander si la vie avait un sens, il fallait s’imaginer que c’était à nous de donner un sens à la vie à chaque jour et à chaque heure. »

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« La foi n’est pas une pensée réduite à la réalité de l’objet pensé, mais une pensée élargie à l’existentialité de celui qui pense.

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