Archives pour la catégorie Articles divers

Dans cette catégorie, vous trouverez des articles sur les fonctionnements humain, mais aussi des outils ou des réflexions utiles dans l’accompagnement.
De nombreux thérapeutes, psychologues, sociologues ont développés des théories très utiles en coaching.
Vous allez au fil des lectures comprendre le deuil, le couple, nos motivations etc…

Le life coaching

« life coaching – coaching de vie – coaching personnel – coaching en développement personnel »

« Le coaching est tout simplement une démarche complète d’accompagnement tenant compte de la richesse et de la profondeur de toutes les facettes de l’être humain. Le but du coaching est tout à fait concret. Il se centre sur les objectifs et autres ambitions mesurables des clients et les accompagne dans le développement de leur potentiel. » Alain Cardon

Lire la suite

La nature et moi

La Nature stimule, éveille ou réveille, par le bruit, par les odeurs, par le toucher, par la lumière ou les couleurs.

J’ai eu la chance de vivre une experience professionnelle d’une quinzaine d’années comme forestier dans le département de la Savoie.

Le souvenir de ces journées passées dans la générosité et la beauté de la nature reste pour moi inoubliable.

Cette partie de ma vie a fortement contribué à faire de moi qui je suis aujourd’hui.

Vivre au  contact de la nature, c’est se sentir appartenir à un Tout.

Se retrouver plonger au cœur de la Nature a une incidence sur le corps, sur l’être dans son ensemble. Si elle représente un lieu pour se ressourcer ou pour fuir, un lieu de méditation ou un lieu de repos, elle agit au plus profond de l’être, dans le domaine des perceptions, des sensations, puis des représentations et du vécu.

Je souhaitais donc juste partager avec vous, un texte d’une justesse incroyable, en espérant qu’il accompagne cette prise de conscience.


Retrouver la simple présence et l’émerveillement au contact de la nature

La nature est une invitation merveilleuse à l’investigation intérieure et à la connaissance profonde de soi, indispensables au chemin spirituel. Naturellement silencieuse, immobile, sans demande, elle offre la possibilité d’accéder à notre propre silence et à la tranquillité qui sont deux aspects de nous-mêmes qui se dévoilent lorsque nous touchons la simple et profonde présence à l’instant. Dans l’instant, espace vide, tout peut advenir. Dans l’instant, posé en nous-même, dans cet espace d’ « être » que nous sommes, nous pouvons expérimenter une profonde tranquillité, la simple joie d’être en vie, l’amour et l’intimité avec toute chose, le silence et l’émerveillement.

Le chemin intérieur est un chemin non pas de développement de soi mais de dé-construction totale de soi, de nos croyances à propos de qui nous sommes, de nos fonctionnements et de nos pensées qui voilent notre vérité la plus intime, le secret le mieux gardé, celui d’une conscience une et indivise qui habite toute la création dont nous-même.
Le chemin consiste donc à apprendre à voir au delà des apparences et de l’évidence. A apprendre à regarder vraiment, à nous observer nous-même vivre et agir. Dans cette observation fine, par notre seul regard, peu à peu nous allons nous dénuder et toucher à un vécu de plus en plus direct avec la vie. Peu à peu il n’y aura plus moi qui vit la vie, mais la vie qui se vit en moi librement.

La nature est un lieu privilégié pour pratiquer cette pleine conscience de soi et du monde, car elle est très confrontante : imperturbablement, le calme de la nature vient mettre à jour notre bruit intérieur incessant. Nous venons y chercher la tranquillité, et c’est notre agitation qu’elle révèle. Nous venons nous y ressourcer, y trouver le repos, et elle révèle notre solitude, notre peur de perdre le contrôle dès que nous quittons le monde, nos émotions refoulées et nos blessures profondes.
Or, pour trouver le silence et la tranquillité, il est indispensable de voir notre agitation mentale et émotionnelle, de voir que notre attention, cette conscience claire à partir de laquelle nous percevons le monde, plutôt que de se reposer en elle-même, est constamment happée par la pensée et par les attractions de nos vies surchargées.

Par la simple pratique avec un arbre, je vous propose ici d’expérimenter une façon simple et accessible de retrouver le vécu direct, spontané et libre de l’enfance, ainsi que votre capacité innée d’émerveillement.
Alors entrez profondément dans la forêt.

Prenez un arbre,
Regardez le,
Voyez que déjà vous le nommez,
Essayez de le regarder sans le nommer,
Retirez ce nom d’arbre qui déjà réduit l’expérience,
Et pose un voile subtile sur votre perception.

Puis ressentez.
Ressentez ce qui se joue en vous
Lorsque vous regardez l’arbre,
Détendez votre regard,
Détendez vous,
Goutez cet instant d’observation.

Peu à peu vous allez prendre conscience des très subtils filtres et mécanismes qui se mettent en marche au simple fait de regarder un arbre.
Vous allez découvrir que votre regard sur le monde n’est jamais direct.
Quand je vous dis ça, je vous vois déjà essayer de regarder directement !
Nous essayons trop de faire, de transformer la réalité et en prendre conscience est un pas important et nécessaire.

On ne peut vivre l’expérience direct avec un arbre (ou avec tout autre objet, personne ou expérience) que lorsque l’on cesse tout commentaire, tout jugement, toute tentative de percevoir quelque chose en particulier.
Car le mental, par ses mots, ses concepts, ses comparaisons, ses croyances,
Crée le sentiment et la croyance d’une séparation.

I

Nommer les choses est le premier des commentaires, le plus subtil car souvent nous ne nous rendons même plus compte que nous nommons.
Mais voyez aussi que subtilement votre mental compare l’arbre, le soupèse, le mesure, à l’aune de vos expériences passées, de nos souvenirs, de vos attentes.
Vous savez trop que c’est un arbre, il faut oublier votre savoir.

Reposez-vous simplement en vous-même.
Que se passe-t-il lorsque
Vous regardez l’arbre sans mots pour le décrire ?
Que vous acceptez l’espace d’un instant
De n’être plus qu’un regard, une conscience nue qui perçoit ?

Lorsque l’on cesse de nommer, de commenter l’expérience vécue quelle qu’elle soit,
Il devient possible de vivre une expérience directe avec le vécu de l’instant.
Et cela peut advenir car il n’y a plus que l’instant,
Pure présence sans devenir,
Sans mémoire,
Juste un regard dénudé de tout concept, attentes, stratégies.

Alors, face à l’arbre,
Il n’y a plus qu’un étonnement,
Et dans ce vécu direct,
Une sensation extraordinaire de clarté et d’intimité.
L’arbre disparait en tant qu’objet séparé de vous-même,
La sensation de séparation disparait.
Ne reste plus qu’un instant au sein duquel tout peut émerger : l’émerveillement, le silence, la tranquillité, l’amour, la joie, la fraicheur, l’étonnement…
Il n’y a plus quelqu’un qui s’émerveille face à un arbre,
Il n’y a plus vous,
Il n’y a plus l’arbre,
Il n’y a plus que l’émerveillement.

Article paru dans la revue Présence n°3, mai 2016 – ​http://revuepresence-leblog.com

Danse avec la vie !

Danser sa vie, c’est se placer au cœur des choses, au point de jaillissement d’un futur en train de naître et participer à son invention.

Danser sa vie, ne serait-ce pas d’abord prendre conscience que non seulement la vie, mais l’univers est une danse, et se sentir pénétré et fécondé par ce flot du mouvement, du rythme et du tout ?

Roger Garaudy (écrivain français, 1913  )


Danser, c’est lutter contre tout ce qui retient, tout ce qui enfonce, tout ce qui pèse et alourdit, c’est découvrir avec son corps l’essence, l’âme de la vie, c’est entrer en contact physique avec la liberté.

Jean -Louis Barrault (acteur français, 1910 – 1994)


Le chanteur entend sa voix. Le peintre voit son tableau. Le poète lit ses vers. Le musicien écoute. Le danseur ne crée rien en dehors de lui. Rien qu’il puisse se mettre sous les sens pour se satisfaire ou tout au moins se calmer. Le danseur ne crée que lui-même. La sage danse. Mais la danse est la plus efficace manière de créer le sage.

Georges Pomiès (1920-1970)


Quand tu danses… tu sors de toi-même, tu deviens plus grand et plus puissant, plus beau. Pendant quelques minutes, tu es héroïque. C’est la puissance. C’est la gloire sur terre. Et cela t’appartient, chaque soir.

Agnes de Mille (1905 – 1993)


La danse est une façon de vivre, la danse est le rythme de la vie.

Samuel Lewis (maître Sufi et professeur de Zen, 1896 – 1971)


Danser est le fin mot de vivre et c’est par danser aussi soi-même qu’on peut seulement connaître quoi que ce soit: il faut s’approcher en dansant.

Jean Dubuffet (danseur chorégraphe américain, 1900 – 1985)


La danse est le plus sublime, le plus émouvant, le plus beau de tous les arts, parce qu’elle n’est pas une simple traduction ou abstraction de la vie ; c’est la vie elle-même.
(extrait de La Danse de la vie)

Henry Havelock Ellis (auteur anglais, 1859 – 1939)


L’état de danse : une sorte d’ivresse, qui va de la lenteur au délire, d’une sorte d’abandon mystique à une sorte de fureur.

Paul Valéry (écrivain français, 1871 – 1945)


Le ddanseur, cet être qui enfante, qui émet du plus profond de lui-même cette belle suite de transformations de sa forme dans l’espace.

La danse est celle de nos fonctions qu’on peut le plus évidemment qualifier de divine. Elle est la messe de tous les peuples primitifs et peut être un hommage instinctif… à l’ordre de l’univers

Élie Faure (Historien de l’art français, – 1873)


La vie est comme une danse, elle dure peu de temps. Je crois qu’il faut être deux pour en saisir le tempo et en apprécier la mélodie. On ne goûte vraiment que ce que l’on partage. Le reste est sans valeur.

(Gilles Legardinier)

 


La danse est l’une des formes les plus parfaites de communication avec l’intelligence infinie.
(Paulo Coelho)

Le processus d’individuation selon Jung « Les âges de la vie »

Les âges de la vie

1506675_10153450672429137_8277675320622940157_nNous pouvons tous suivre le chemin qui nous conduit à la découverte de soi, et ce parcours est jalonné de questions et d’étapes. Certains d’entre nous se posent ces questions très jeunes, souvent à la suite de souffrances et de drames, mais pour la plupart d’entre nous, ces interrogations arrivent à des âges charnières. Voici un extrait d’une conférence de Christiane Singer, citée dans l’émission les racines du ciel. Ces moments de passage sont illustrés par un conte soufi (on retrouve beaucoup de contes soufis en illustration du développement personnel, et ils sont très justes).

Le monde est ce lieu d’alliance où se célèbre la rencontre des antonymes, où le feu et la glace, le doux et l’amer, le jour et la nuit, la fête et le deuil, la vie et la mort, l’homme et la femme, fêtent ensemble leurs arcanes. Beaucoup le soupçonnent déjà : cette révolution dont il est question ici se joue en chacun de nous. Il ne s’agit pas d’un phénomène de masse qui transforme la vie de chacun mais  d’une transformation  de la conscience qui à partir de chacun de nous rayonnera sur le monde qui nous entoure. Je ne résiste pas au plaisir de raconter une merveilleuse histoire de la tradition soufie.

12109044_1547890265497113_6951867068889807939_n« Un vieil homme sage est interrogé sur la trajectoire de son existence jusqu’à ce jour. Et voilà comment il en résume les trois étapes :

A 20 ans, je n’avais qu’une prière : « Mon Dieu, aide-moi à changer ce monde si insoutenable, si impitoyable. » Et 20 ans durant je me suis battu comme un fauve pour constater en fin de compte que rien n’avait changé.

A 40 ans, je n’avais qu’une seule prière : » Mon Dieu aide-moi à changer ma femme, mes parents et mes enfants. » Pendant 20 ans, j’ai lutté comme un fauve pour constater en fin de compte que rien n’avait changé.

Maintenant, je suis un vieil homme et je n’ai qu’une prière : « Mon Dieu, aide-moi à me changer. » Et voilà que le monde change autour de moi. »

Et, ajoute Christiane Singer, pas de malentendu : ce n’est pas d’un renoncement à l’action qu’il s’agit mais bien au contraire, d’une action neuve dans un esprit libre, libéré des scories de la puissance, du vouloir paraître, des vanités individuelles, des rivalités et règlements de comptes. Une action libre, dans la joie de servir.

« J’ai beaucoup fait, disait Platon, si je réussis à animer en celui qui m’écoute le souvenir de ce qu’il sait déjà. » ». 

-Étape 1

7b6576b33de263374427688d1306c7a7Se rendre compte que l’ « on » n’est pas « tout ». Seul l’être qui n’est pas prisonnier de sa
persona, ni esclave dogmatique « de la vérité et des traditions » réunit les conditions pour entamer le processus de dépossession et peut « s’ouvrir » par désidentification. Il faut être capable de dire:  » Je ne suis pas celui que je croyais être jusqu’à maintenant, je ne suis pas celui que j’appelle être moi, je ne suis ni mes projets, ni l’image que les autres et moi-même ont de moi, je suis un inconnu et je me cherche ». Cela revient à se détacher des structures conventionnelles de la persona, ce qui entraîne une certaine insécurité car il n’y a plus les repères « habituels » de la persona, d’où une certaine dépersonnalisation et une désorientation certaine.
La technique, le « véhicule » qui va révéler l’inconnu à l’individu qui a commencé le processus, est l’étude des rêves et de l’imagination libre. Il pourra réaliser le mouvement régressif indispensable et rebondir vers le mouvement progressif.

-Étape 2

065Ayant cessé de placer le centre de ses motivations dans la « reconnaissance sociale » et les systèmes conventionnels, en acceptant ce qui est contraire à son système de valeurs, sans pour autant se retourner contre son système, l’individu commence à découvrir ses propres qualités négatives.
Elles apparaissent comme des insuffisances de caractère. Si l’individu ne prend à leur égard aucune attitude justificatrice et ne se laisse pas aveugler en s’excusant ou en accusant l’environnement extérieur (mauvaise éducation reçue, despotisme parental, habitudes,…), ses fautes s’éclaircissent.
Si l’individu ne prend aucune attitude de refus ou d’auto-justification, ces aspects négatifs se manifestent au cours de rêves et parlent de cette autre face (le côté obscure de la force…) jusqu’à ce qu’au fil des séances de psychothérapie, la personne découvre qu’elle possède ces mauvais côtés. Ce processus d’assimilation de l’ombre peut laisser apparaître des comportements « condamnables » -par la morale sociale -, lorsque le niveau de conscience baisse par fatigue ou sous l’effet de médicaments.
À la fin de cette étape, l’individu a beaucoup changé: il ne juge plus autrui, il devient plus compréhensif, plus fraternel avec le misérable, s’approfondit s’il était superficiel, et s’impartialise, s’il était partisan. Son moi s’est déplacé vers une position où le bien et le mal sont relativisés, et où le grave défaut de l’autre est vécu comme un défaut personnel.
La personne a dépassé le dogmatisme moral ou anti-moral.

-Étape 3

12670351_266087440400334_6982579355420120626_nC’est la confrontation à l’archétype sexuel (anima, animus). C’est après avoir assimilé l’ombre que les images de l’anima/ animus acquièrent leur plus grande intensité. Le moi, évitant la grande perte d’énergie liée à la répression des pulsions négatives ou inhabituelles de l’ombre, acquiert plus de force et peut alors se confronter au collectif. C’est le début d’une INITIATION: le dépassement de la dualité que la personne traînait depuis son enfance, du fait de la relation à sa mère.

Dans le cas de l’homme: lorsqu’il réalise le symbolisme de l’initiation au travers de rêves, surgit devant lui la femme-animal, l’anima sous la forme du féminin excitant, dans toute sa force douce, mais atroce. Le sujet vit, peu à peu, des changements d’humeur brusques. Dans son imagination jaillissent des imagos très vivantes. Si l’individu est la proie d’une grande exaltation, assortie de présages bons ou mauvais, il doit parler à l’anima et lui demander ce qu’elle cherche. Il n’appartient pas au sujet de répondre. La réponse doit venir seule, que ce soit en images, en rêves ou en faits. S’il s’agit d’images spontanées, il doit intervenir, être actif. Pour entendre la réponse, il doit faire le vide mental, rester disponible. L’anima se vide peu à peu de ses contenus, ses symboles porteurs d’énergie se transfèrent au moi

Dans le cas de la femme: ce qui se passe est à peu près semblable. Quand elle parvient à découvrir l’influence de l’animus sur ses opinions bien arrêtées, elle parvient aussi à le vider de son contenu et son moi accumule l’énergie véhiculée par les symboles du masculin intérieur.

Alors le moi cesse de s’identifier au sexe. L’archétype perd son pouvoir de fascination et il se transforme en véhicule d’inspiration et de créativité. Connaissance et sentiment s’harmonisent, vient la tempérance: l’homme n’est plus jamais fasciné par aucune femme et la femme n’est plus jamais fascinée par une idéologie. La personne n’est plus capable de « tomber » amoureuse, car elle ne peut plus « se perdre » dans l’autre, mais elle est capable d’éprouver un amour très profond, car elle reconnaît sa/ son partenaire en tant qu’autre individu. (Cependant cet état porte en soi la solitude de l’être humain libéré – Yolande. Jacobi)

-Étape 4

1779230_10152210969769137_1074380198_nC’est la rencontre de l’archétype « lumière ». Le processus d’intégration de l’anima/ animus s’achevant, des imagos de ceux-ci apparaissent, correspondant à des animaux représentant les profondeurs de la Terre Mère (reptiles, poissons); le serpent est la figue symbolique de l’archétype sexuel. Si l’animus et l’anima finissent par se transformer en messagers de la profondeur de la psyché, leur symbole (le serpent) est une représentation de la médiation entre la Terre et le Ciel. La rencontre avec l’archétype « lumière », qui est donc précédée de ces symboles telluriques (symboles de la transcendance, dixit Jung) donne naissance à des imagos opposées, aériennes (oiseaux).
L’archétype sexuel était « infernal » ( de « inférieur », du « monde d’en bas ») et lié à la vie; maintenant apparaît le ciel que notre culture considère comme l’endroit où montent les morts (les esprits). Des imagos exprimant « le voyage solitaire » avertissent d’une mort symbolique, non physique. L’individu doit affronter le pouvoir en soi.. La première tentation est que le moi, ayant survécu à l’antithèse de l’autre sexe, tombe dans le piège de s’identifier au pouvoir transcendant. Les images apportent des signes de l’incommensurable (aigles géants, cétacés, volcans, soleils irradiants, apocalypses), toute image suggérant une omnipotence et une omniprésence. Ici il y a une alternative: le recul ou l’affrontement.

Le recul :
13095760_1601080706844735_3834768433951488822_nLe sujet, devant les présages menaçant de ces symboles, abandonne le processus d’individuation, et libère l’individualité de la psyché collective par un rétablissement de la persona, en se « cramponnant » au monde du dehors. Une nécessité externe va remplacer la nécessité interne. Mais cette possibilité est réservée à ceux qui ressentent un attachement profond à la terre, dans le silence du transcendant qui sous de multiples formes exerce son pouvoir. Les autres ne pourront pas reculer, car la sortie vers la vie simple leur sera fermée à jamais, ils seront obligés d’affronter…

L’affrontement :
13096188_279242712418140_2001163517123400792_nLa personne qui se trouve à cette étape est en grave danger d’être « dévorée » par l’archétype « lumière »: si elle cède à la tentation de s’identifier, elle se sentira détentrice du pouvoir suprême et tombera alors dans la psychose (en se prenant pour Dieu ou un prophète ou un disciple d’un prophète imaginaire). Jung a donné à ces états le nom d’ « inflation psychique », car ils indiquent une extension de la personnalité au-delà des limites individuelles. Cette situation psychique pathologique dans laquelle se trouve l’ego identifié à et possédé par l’archétype « lumière » est appelée personnalité – mana ( mana: pouvoir magique transférable). Seule solution: faire acte d’humilité, avoir un travail utile qui l’accrochera à la terre (humilité provient du latin humus = terre). Si cette humilité est acquise, le moi ne se gonfle pas de pouvoir et il survient, du fait du renoncement, une transformation totale: un mystérieux archétype latent s’active; l’archétype « Selbst », le Soi.

Et ENFIN le Selbst, le Soi

profilC’est le but du processus d’individuation. après les 4 étapes qui viennent d’être décrites, une nouvelle situation apparaît: la partie obscure (l’ombre) est devenue consciente. Le sexuel contraire (anima/ animus) s’est différencié en nous. Notre relation avec l’esprit (l’archétype « lumière ») s’est faite claire, l’orgueil de la personnalité – mana a été dépassé. C’est la prise de conscience à leur égard, et le fait de se libérer de leurs contenus symboliques autonomes – en les restituant dans la conscience et en renonçant à s’approprier le pouvoir (énergie) ainsi dégagé – qui font que le danger disparaît de lui même.

Une fois la personnalité- mana dissoute, toutes les structures de l’individu – sur le point de se dissocier, puisque le moi n’a plus de centre fixe et ne s’identifie plus à elles – commencent à se réorganiser. Cela nécessite une énergie semblable à l’énergie immanente de la nature et qui attire comme un aimant les éléments matériels pour les enfermer peu à peu dans des « cellules de cristal » (Psychologie et Alchimie, CG. Jung). C’est l’archétype cosmique qui ordonne les corpuscules géométriquement et harmonieusement.

imagesC’est une manière totalement nouvelle et différente de rencontrer notre propre être. Si l’on veut caractériser cette « sensation » de la relation entre le moi et le Soi, il faut recourir à des analogies: « le moi individué se sent comme l’objet d’un sujet inconnu et super ordonné, comme le langage par rapport à l’intelligence, ou comme la relation entre le soleil et la terre (on ne peut pas les confondre, ni les séparer, sinon il n’y aurait ni l’expérience de la terre, ni celle du soleil). Ici arrive l’idée du divin. Jung sait qu’une telle notion sort des limites de l’intellectuel et de l’empirique, mais il l’accepte pour représenter la manière singulière de la vivre, et malgré toutes les critiques des empiristes et des rationalistes, il ose appeler le Soi « Dieu en nous ».
Le Selbst marque l’ultime étape du difficile chemin de l’individuation. Après les nombreuses régressions indispensables aux progressions, le Selbst est la progression parvenue à terme, la formation de soi.

Cette rénovation est un état subjectif, la conscience étroite et partiale du moi – persona se transforme en une conscience amplifiée dont la fonction est liée à l’objet, au monde extérieur, et qui place l’individu dans une relation indissoluble à eux.

a11d35a20cf6258d0f059e13ec14b5d0Ce nouvel état est invisible aux autres, seuls ceux qui y sont parvenus aussi peuvent le déceler. L’homme individué ne s’émeut pas devant les événements. Il n’est affecté que sur des plans inférieurs de son être, il demeure impassible devant des incidents très agréables ou désagréables. Il est parfois poussé vers des tâches très spéciales; il les réalise, car des forces lui permettent de nager à contre courant des valeurs collectives, elles surgissent du Soi. Il lui sera même souvent impossible de faire « ce qu’il aimerait faire » pour satisfaire les gens qu’il aime, car il lui est aussi impossible de réaliser ce que ces personnes aimeraient qu’il fasse.
Sa position dans le cosmos a changé radicalement, son nouveau centre de gravité le fait vivre en fraternité mystérieuse avec les animaux, les dieux, les cristaux, les astres, sans admiration, ni réprobation, ni orgueil.

approche-psychodynamique-27-728


Les Racines du Ciel : Le processus d’individuation avec Christophe Fauré (21.04.2013)

Christophe Fauré, psychiatre et psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement du deuil et de la fin de vie. Il exerce en pratique libérale à Paris. Il est auteur de plusieurs ouvrages chez Albin Michel, dont « Vivre le deuil au jour le jour », pour lequel nous vous avions reçu, « Vivre ensemble la maladie d’un proche » et nous vous recevons pour « Maintenant ou jamais – la Transition du Milieu de la Vie.»

Accueillir une émotion…

2048x1536-fit_scientifiques-mene-etude-vie-apres-mort« Je ne suis ni une émotion « négative » ni une émotion “positive” :

je suis ton émotion du moment.

Je suis cette vague qui parcourt ton corps, te serre et t’étreint.

Je suis ton émotion. Je suis là car j’ai un message pour toi.

Ne m’écoute pas pour que je disparaisse, pour que je change.

Ecoute-moi tout simplement.

Quand tu m’écoutes n’attends pas que je change.

Ecoute-moi tout doucement.

Je suis ton émotion.

Il se peut que ça fasse mal, que ça brûle, que ça serre.

Mais ce qui compte vraiment, ce que j’aimerais que tu entendes, c’est que j’ai un cadeau pour toi.

Je suis à la mesure de ta soif de vivre, de tes aspirations, du monde dans lequel tu aspires à vivre.

Je suis à la mesure de l’intensité de ton rêve.

Je suis comme la mer quand elle reflète le ciel ou quand elle reflète ton visage.

Ecoute-moi ou plutôt à travers moi écoute le cadeau que tu es d’avoir soif, d’être habité par ce torrent de vie qui veut jaillir à travers toi.

Ecoute-toi et écoute ce que tu aspires à vivre à partir de maintenant.

Et je me calmerai tout simplement quand tu auras rencontré ce qui est beau, vivant et vibrant en toi.

Car je ne demeure jamais la même, je bouge, je change, j’évolue.

Signé : Ton émotion du moment…

la-souffrance-au-travail-est-psychologique_imagepanoramique647_286

Françoise Keller Formatrice certifiée du Centre pour la Communication Non Violente

10 principes de sagesse spirituelle qui vous aideront à traverser les moments difficiles

« Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. » ~Friedrich Nietzsche~

img-11345875e60Les personnes les plus sages, affectueuses et équilibrées que l’on connaît ont certainement connu la misère, la défaite, le chagrin de perdre quelque chose ou quelqu’un qu’ils aimaient, et ont trouvé leur voie au plus profond de leur désespoir. Ces gens ont connu beaucoup de hauts et de bas, et ont acquis une appréciation, une sensibilité et une compréhension de la vie qui les remplit de compassion, de compréhension et d’une passion profonde pour la sagesse. Les gens ne naissent pas comme cela ; ils se développent lentement avec le temps.

Lire la suite

La victimisation en psychologie

victimeLa définition du processus de victimisation, chez les femmes comme chez les hommes ne renvoie pas forcément au traumatisme affectant une personne mais plutôt à un processus dans la psychologie d’un individu qui le dédouane de sentiments pouvant être culpabilisants ou d’une quelconque responsabilité, ceci en accusant les autres. Lire la suite

Qui suis-je ?

QUI-SUIS-JE

Si vous vous demandez pourquoi écrire un article entier sur la question « Qui suis-je ? », je vais vous demander de prendre simplement une feuille et un crayon et de noter spontanément cinq réponses à cette question.

Lire la suite

La courbe de deuil

Accepter la fin d’une situation (ce qui constitue pour lui, une perte)

Évoluer jusqu’à intégrer la nouvelle situation

Ce cheminement passe par plusieurs étapes, selon la désormais célèbre « courbe du changement » ou « courbe du deuil »; elle est issue des travaux d’Elisabeth Kübler-Ross, psychiatre et psychologue suisse.

Lire la suite

Le sens de la vie

Comme le disait Albert Camus : « Le sens de la vie est la plus pressante des questions. ». Ainsi, chacun-e de nous est appelé-e à construire pas à pas le sens de sa vie. Ce sens est unique, et nul ne peut l’imposer à quiconque.

Lire la suite

Évaluation de la dépression

Ce test, l’échelle de dépression de Hamilton, est l’un des plus utilisés par les professionnels de la santé pour évaluer l’évolution des symptômes lors du traitement (psychothérapie ou médicaments antidépresseurs) de la dépression.

Elle a été publiée en 1960 par le psychiatre Max Hamilton et révisée en 1967. Lire la suite

Évaluation de l’anxiété

Le test de Hamilton, permet d’évaluer l’anxiété.
Il est conçue pour être utilisée par un professionnel formé lors d’une consultation à partir de ses observations et des réponses de la personne qui consulte.
Pour cette raison, il faut considérer les résultats comme étant un peu plus approximatif lorsque le test est utilisé par la personne elle-même.

Les parties de soi en conflit

Toute personne a déjà fait l’expérience d’une partie de soi en désaccord ou en conflit.

«J’ai envie de manger du chocolat et une autre part de moi me rappelle que je dois faire attention à mon diabète».

Une partie de moi dit «J’ai envie de», alors qu’une autre partie me dit « Il faut que ».

Lire la suite

La loi de Parkinson

« Une tâche nécessite toujours tout le temps dont on dispose pour l’effectuer »
Soyez honnête : vous arrive-t-il souvent de ne pas utiliser tout le délai dont vous disposez pour un travail ?
Cette « loi » a été énoncée en 1958 par le professeur C. Northcote Parkinson littéralement sous la forme suivante :
« Work expands to fill the time available for its completion ».

Lire la suite

Comment mieux retenir ?

Matière à réflexion: 

  • Comment retenons-nous les connaissances nouvelles ?
  • Le saviez-vous… nous ne retenons que 10 % de ce que nous lisons ?
  • Comment intégrer dans nos pratiques des approches favorisant l’amélioration des performances cognitives  ?

Source : Département d’histoire et de sciences politiques, Université de Sherbrooke, Québec.

Lire la suite

Théories de l’apprentissage

Le réflexe inné – Le béhaviorisme ou comportementalisme – Le constructivisme

Apprendre, c’est comprendre. C’est construire un savoir que l’on va pouvoir réinvestir.

« Processus par lequel un individu va acquérir une réponse ou un ensemble de réponses qu’il ne possédait pas dans son répertoire. Ces réponses « apprises » sont de types variés : comportementales, cognitives, émotionnelles, physiologiques. »

Lire la suite